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Sabotages SNCF: condamnation quasi unanime, des syndicats aux politiques
TGV en circulation à l'arrivée dans une gare parisienne le 11 septembre 2007 (© AFP - Joël Saget)
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PARIS (AFP) - Les sabotages commis sur le réseau TGV dans la nuit de mardi à mercredi ont été condamnés de façon quasi unanime, du président Nicolas Sarkozy aux principales organisations syndicales et politiques.
Le président a demandé "à la Garde des sceaux et à la ministre de l'Intérieur de mener le plus rapidement possible toutes les enquêtes et que les coupables soient punis avec la plus extrême sévérité", a rapporté le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, à l'issue du Conseil des ministres.

"Les négociations vont continuer et on ne tombera pas dans le piège de la provocation", a affirmé M. Sarkozy, cité par le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.

Les auteurs de ces actes de sabotage, a déclaré pour sa part, le Premier ministre François Fillon, "ne s'en tireront pas comme cela. La justice est saisie, les enquêtes sont en cours et les sanctions seront très sévères", a-t-il dit.

Une tente installée pour réparer les câbles sabotés à Varredes, à l'est de Paris (© AFP - Stephane de Sakutin)
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Les principaux syndicats, dont la CGT majoritaire chez les cheminots, ont également condamnés ces exactions qualifiées d'"action coordonnée de sabotage" par la direction de la SNCF.

"Ces exactions peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité ferroviaire. Ce sont des actes inqualifiables commis par des lâches", a déclaré le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste. Le secrétaire général de la confédération, Bernard Thibault, a "condamné de manière tout à fait claire" des "actes inadmissibles destinés à porter le discrédit sur une profession".

Les syndicats Unsa, CFDT et FO, respectivement 3e, 4e et 6e organisation de la SNCF, ont également dénoncé ces faits. Pour l'Unsa, "ces pratiques irresponsables dénaturent l'action (des cheminots) et sont contraires aux valeurs que défendent leurs syndicats".

La CFDT a estimé que "ces actes lâches mett(ai)ent en cause la sécurité des circulations et par conséquent celle des usagers (et) leurs auteurs n'en sortir(aient) pas grandis".

Pour FO, ces "actes n'ont rien à voir avec le combat actuel des cheminots pour le maintien de leur régime de retraite". Le syndicat "s'interroge sur les motifs réels de tels actes" au moment où s'ouvrent des discussions tripartites à la SNCF.

Enfin Sud-Rail a souligné que pour l'heure "il n'exist(ait) aucune preuve que les actes" de sabotage étaient "le fait de cheminots".

Le groupe UMP à l'Assemblée nationale a joint sa voix au concert des condamnations. "Il est proprement inadmissible qu'une poignée d'irréductibles refusent de négocier, sabotent du matériel et mettent ainsi en péril la sécurité des services publics", selon le président du groupe, Jean-François Copé.

Quant au PCF, il a condamné "avec le plus grande fermeté les actes de malveillance commis à l'encontre de la SNCF". "Les auteurs de tels actes s'en prennent à un bien public" et "mettent en danger le mouvement de lutte des cheminots", a-t-il estimé. Pour lui, "en reculant sans cesse l'entrée dans les négociations, le gouvernement joue clairement la radicalisation".

Alain Krivine (LCR) a également dénoncé une "campagne" qui "sent très mauvais" et vise à "criminaliser et marginaliser" la mobilisation sociale par des "sabotages organisés" sur les lignes de TGV et des accusations de noyautage du mouvement par l'extrême gauche.

Dire que c'est l'extrême gauche et la LCR qui dirigent le mouvement social "c'est trop d'honneur et c'est faux", a-t-il affirmé.

Le parti socialiste n'avait pas encore réagi dans l'après-midi.

Publié le: 21/11/2007 à 17:19:19 GMT Source : AFP
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