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Riad Sattouf, de la BD au cinéma : "Ces enfants méritent d'être regardés!"
Riad Sattouf le 8 mai 2009 à Paris (© AFP/Archives - Boris Horvat)
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CANNES (AFP) - "Ces enfants méritent d'être regardés, je les trouve beaux quand même", dit l'auteur de bandes dessinées Riad Sattouf à propos des adolescents boutonneux, débordés par leur libido, qui sont les héros des "Beaux gosses", son premier film montré dimanche à la Quinzaine des réalisateurs.
"Des gens considérés comme magnifiquement beaux, je trouve que c'est le comble de l'horreur, ils expriment parfois des choses effrayantes", énonce posément cet observateur de "La vie secrète des jeunes", le titre d'un de ses albums, qui réunit ses chroniques hebdomadaires dans le journal satirique Charlie Hebdo.

"Les beaux gosses" met en scène le timide Hervé (Vincent Lacoste), anti-star du collège grâce à sa frange trop courte, son acné, son appareil dentaire et ses pulls informes, et son pote Camel (Anthony Sonigo) au look heavy metal.

Leur quotidien: survivre à la jungle du collège, rêver de rouler une pelle aux filles, invoquer Satan dans des séances de spiritisme ou se masturber dans une chaussette face à la page "lingerie" du catalogue de la Redoute.

"Je ne voulais pas qu'on regarde les adolescents d'un point de vue autre que le leur, mais qu'on se mette à leur niveau", dit Sattouf, 31 ans, heureux d'avoir fait débuter de jeunes acteurs ayant de "vraies tronches".

"Je ne voulais pas les montrer de façon effrayante. Depuis la nuit des temps on se demande si chaque génération ne va pas être affreuse, et je ne voulais surtout pas avoir ce regard-là", poursuit le Franco-syrien.

Moins mordante que ses BD - "Ma circoncision", "Retour au collège", "Manuel du puceau"... -, cette petite comédie est fidèle à l'imaginaire de Sattouf et réserve, au-delà de quelques faiblesses de réalisation, des scènes hilarantes.

Noémie Lvovsky apporte sa folie douce à l'envahissante mère d'Hervé, une divorcée dépressive auto-proclamée qui refuse de couper le cordon ombilical.

Amie de Sattouf, Marjane Satrapi - en compétition à Cannes 2007 avec le superbe film d'animation "Persépolis" adapté de sa BD autobiographique -, apparaît en vendeuse de guitares électriques aux allures punk.

Irène Jacob en bourgeoise sexy, Emmanuelle Devos qui campe une directrice de collège aux manières suggestives et Valeria Golino en actrice porno sur le site www.mamanchaudasse.com, complètent ce joli casting féminin.

"Le cinéma et la BD, ça n'a strictement rien à voir. J'ai été obligé de me dire +Qu'est-ce que tu racontes, quand tu fais des BD ?+", explique Sattouf.

"J'adore parler de l'adaptation des gens à leur environnement, quand ils ont des pulsions trop fortes, comment la société les met dans une sorte de carcan pour qu'ils puissent vivre avec les autres, comment se transmet la conception du rapport homme/femme, la violence des parents aux enfants..."

Riad Sattouf a vécu jusqu'à l'âge de dix ans en Syrie, puis en Bretagne (ouest) avant de s'installer à Paris en 2000. Depuis quelques années, il partage un atelier avec trois copains, auteurs de BD comme lui, Christophe Blain, Mathieu Sapin et Joann Sfar. Il a publié une dizaine d'albums, dont "Les jolis pieds de Florence", prix Goscinny 2003.

Publié le: 17/05/2009 à 08:35:41 GMT Source : AFP
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