Dossiers » Après les transports, grève des fonctionnaires... |
 |
| Régimes spéciaux: "Il faut savoir terminer une grève", déclare Nicolas Sarkozy |
| PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a déclaré mardi qu'"il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion", en évoquant les "millions de Français" qui "sont exaspérés d'avoir le sentiment justifié d'être pris en otages" par le mouvement social dans les transports. |
Le président a par ailleurs annoncé qu'il ne reviendrait pas sur la réforme de l'université qu'a conduite la ministre Valérie Pécresse. "Valérie Pécresse a conduit cette politique, je n'y reviendrai pas", a déclaré le chef de l'Etat, en citant l'autonomie des universités parmi les réformes selon lui nécessaires en France, lors d'un discours au Congrès des maires de France.
Au septième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, le chef de l'Etat a ajouté: "Chacun doit bien comprendre que pour moi dans un tel conflit, je ne veux pas qu'il y ait un vainqueur et un vaincu. Jusqu'au bout je resterai déterminé, la réforme se fera, que nul n'en doute, mais jusqu'au bout je resterai ouvert parce que c'est mon devoir".
"Mais je dis qu'il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion. Je dis que chacun doit s'interroger sur la poursuite d'une grève qui a déjà coûté si cher aux usagers qui n'ont pas à être pris en otages d'un conflit qui ne les concerne pas", a-t-il poursuivi.
"Je dis qu'il faut penser à tous ceux qui ont besoin d'aller travailler et qui n'en peuvent plus d'être privés de transports en commun", a-t-il dit.
"Je dis qu'il y a des millions de Français qui après une journée de travail, quand il n'y a pas de bus, pas de métro, pas de train, ils sont exaspérés d'avoir le sentiment justifié d'être pris en otages", a souligné M. Sarkozy, évoquant aussi les "entreprises qui risquent d'être obligées de supprimer des emplois".
"Ma conception du service public, c'est que le service public est d'abord au service des usagers", a insisté le président de la République.
Le 11 juin 1936, alors que de grandes grèves accompagnaient l'arrivée au pouvoir du Front populaire, le leader communiste Maurice Thorez avait lancé, dans une formule devenue célèbre: "Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées mais que l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles revendications".
|
| Publié le: 20/11/2007 à 17:40:41 GMT |
Source : AFP |
|
|
|