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Dossiers »  Tunisie: l'après Ben Ali Dossiers » Tunisie: l'après Ben Ali
"Ce qui a été pillé doit revenir au peuple", réclament les Tunisiens
Manifestation, le 19 janvier 2011 à Tunis (©  - Fred Dufour)
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LA GOULETTE (Tunisie) (AFP) - "Ils ont volé le pain de la rue, les biens du peuple, tout ce qui nous a été pillé doit nous revenir": les Tunisiens se réjouissent jeudi de l'arrestation de 33 membres de la famille du président déchu Ben Ali et la saisie de nombreux bijoux.
A La Goulette, port au nord de Tunis dont le maire était Imed Trabelsi, neveu honni de la femme du président Zine El Abidine Ben Ali, les habitants dénoncent la mise en coupe réglée du pays par le clan Ben Ali-Trabelsi.

"Les arrestations, les saisies, c'est une excellente nouvelle. La famille Ben Ali-Trabelsi, qu'elle crève! C'est bien que la France et la Suisse bloquent l'argent des comptes, qu'on ne leur donne pas un sou ! L'argent doit revenir au peuple", proclame sur le front de mer une femme âgée de 68 ans, qui préfère ne pas donner son nom.

"On veut les voir, savoir qui a été arrêté", ajoute-t-elle, alors que la télévision tunisienne a diffusé jeudi des images de très nombreux bijoux, montres et cartes bancaires internationales saisis lors de ces arrestations, dont les circonstances n'ont pas été précisées.

Paris et Genève ont annoncé leur décision de bloquer les éventuels comptes du président tunisien, en fuite après 23 ans de règne sans partage, et ceux de ses proches, tandis que la justice tunisienne a ouvert une enquête pour "acquisition illégale de biens" et "placements financiers illicites à l'étranger".

Longtemps crainte, désormais conspuée, la famille de Leila Trabelsi, surnommée "la coiffeuse", son métier avant qu'elle devienne la seconde épouse du président Ben Ali, est accusée de s'être accaparé les richesses de la Tunisie, par les menaces et la corruption.

"Ces saisies, ce sont des miettes par rapport à ce qu'ils ont pillé dans le pays, les biens qui avaient été gagnés à la sueur de leur front par les Tunisiens", estime Saber Ben Salah, chauffeur de taxi attablé à la terrasse d'un café.

"Le gros lot, ils l'ont emmené avec eux, des rumeurs parlent même d'une tonne et demi d'or !", raconte-t-il, même si cette information a été démentie par la Banque centrale de Tunis.

"C'est une famille de rien, des gens sans éducation, qui ne savent même pas parler et qui ont amassé en très peu de temps une fortune colossale. Ils ont pris les postes des gens éduqués et cultivés et ils les ont confiés à des ignorants", dénonce Nejia Jaffali, 60 ans.

Les habitants n'hésitent plus à dénoncer haut et fort la gestion de leur ancien maire, Imed Trabelsi. Celui-ci aurait succombé vendredi à une blessure à l'arme blanche, selon un médecin de l'hôpital militaire de Tunis, même si des rumeurs s'appuyant sur une vidéo diffusée sur internet affirment qu'il a en fait été arrêté.

Imed Trabelsi, le plus favorisé parmi les nombreux neveux du couple Ben Ali, avait été "élu" en mai 2010 maire de La Goulette, où il s'était installé en maître bien avant les élections.

"Il traitait les gens comme des chiens. Il tenait La Goulette d'une main de fer. Il était surnommé +le pacha+, c'était un mafieux", confie une habitante, près de l'ancien fort espagnol de la ville, où une immense affiche représentant l'ancien chef d'Etat a été lacérée.

En dépit de l'incertitude politique qui règne dans le pays et de la répression sanglante de la "révolution de jasmin", qui a fait au moins 100 morts selon les Nations unies, les Tunisiens conservent le sens de l'humour.

A l'entrée du marché au poisson, un commerçant a ainsi affiché une fausse petite annonce de recherche d'emploi, en arabe, avec la photo d'identité de Imed Trabelsi.

"Je prie la population de la Goulette de bien vouloir m'accorder un emploi de balayeur, je nettoierai les rues en costume, bénévolement ou contre un paquet de Cristal par semaine", la marque de cigarettes la moins chère du pays, traduit Mallat Fraj, qui travaille au marché, alors que plusieurs hommes s'empressent de cracher sur la photo.

Publié le: 20/01/2011 à 13:21:31 GMT Source : AFP
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