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Dossiers » La junte chilienne en procès à Paris Dossiers » La junte chilienne en procès à Paris
Un procès en France, des centaines de crimes non condamnés au Chili
Lorena Pizarro (C), présidente du groupement des familles de détenus et de disparus (AFDD), lors d'une manifestation à Santiago le 30 août 2003 (© AFP/Archives - Victor Rojas)
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SANTIAGO (AFP) - Le procès en France, en leur absence, de 14 ex-militaires de la dictature chilienne (1973-90) illustre l'obstination de la justice française qui contraste avec des centaines de procédures piétinant au Chili ou reléguées au second plan, selon des familles de victimes.
Malgré quelques condamnations de taille, comme celle de Manuel Contreras, l'ancien chef de la police secrète qui purge 180 années de prison --l'un des accusés en France-- les familles de victimes estiment que l'Etat chilien ne met pas vraiment de coeur aux poursuites, surtout depuis l'arrivée au pouvoir en mars du président Sebastian Pinera.

"Ce qu'il se passe en France montre clairement à l'Etat chilien (...) comment une justice, qui agit dans la mesure du possible, peut arriver à juger des coupables, quel que soit le temps écoulé", a dit à l'AFP Lorena Pizarro, présidente du groupement des familles de détenus et de disparus (AFDD).

Les 14 anciens militaires seront jugés par défaut à partir du 8 décembre pour la mort de quatre Français, Georges Klein, Etienne Pesle, Alphonse Chanfreau et Jean-Yves Claudet.

Selon des données officielles de 2009, 277 anciens militaires, policiers ou civils ont été condamnés au Chili pour exécutions, disparitions, tortures. Seuls 53 d'entre eux étaient l'an dernier en prison, 89 ayant bénéficié de remise de peine ou d'une liberté surveillée, 135 attendant confirmation d'une sentence.

Des procédures sont en cours contre 445 autres agents de la dictature dont le bilan est de 3.150 tués ou disparus. Néanmoins depuis début 2010, selon l'AFDD, 60 dossiers (56 tués, 4 disparus) ficelés et prêts à passer en justice, sont bloqués.

"Il y a une attitude non dite qui tend à rendre invisible le problème des droits de l'Homme au Chili, alors qu'il n'est pas encore résolu", affirme Lorena Pizarro. "On voit clairement que des obstacles sont mis".

Selon un rapport fin novembre du centre des droits de l'Homme de l'université Diego Portales de Santiago, "l'arrivée de Sebastian Pinera à la présidence a coïncidé avec la stagnation d'initiatives prises par l'administration précédente".

Pour ses opposants, M. Pinera a toujours été suspect: venu de la droite modérée, il a voté contre le général Augusto Pinochet au référendum de 1989, mais est soutenu par la droite conservatrice autrefois favorable au dictateur.

Lors d'une réunion avec d'anciens militaires, il s'était engagé à ne pas laisser des procédures durer "ad vitam aeternam", a rapporté la presse pendant la campagne présidentielle.

Cela n'a pas empêché M. Pinera de gagner nettement l'élection en devenant le premier président de droite après 20 ans de gouvernement de centre-gauche au Chili depuis la fin de la dictature.

L'AFDD dénonce également le gel de subventions qui lui étaient destinées et le limogeage d'avocats affectés au "Programme droits de l'Homme" du ministère de l'Intérieur.

La directrice du Programme, Rossi Lama, n'a pu être jointe par l'AFP. Mais le vice-ministre de l'Intérieur Rodrigo Ubilla avait récemment démenti un quelconque "démantèlement" du programme, même s'il reconnaît que certains membres ont été démis.

Certains cas emblématiques avancent tout de même, comme celui de José Toha, un ministre socialiste du gouvernement de Salvador Allende renversé en 1973, et déclaré "suicidé par pendaison" dans un hôpital militaire en 1974.

La justice vient d'ordonner l'exhumation du corps, pour vérifier la thèse de l'assassinat.

Mais faute de témoins, d'aveux, et bientôt de survivants, l'issue la plus probable est l'extinction des procédures, à l'image de celle contre Pinochet, mort à 91 ans en 2006, sans jamais avoir été jugé.

Publié le: 08/12/2010 à 07:40:01 GMT Source : AFP
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