| La presse juge "magistrale" la victoire de Sarkozy |
| PARIS (AFP) - Sans appel, magistrale, incontestable performance... Les quotidiens s'accordent à juger "sans ambiguïté" la victoire au second tour de Nicolas Sarkozy, qui est appelé à "rassembler" tous les Français et doit encore encore affronter l'épreuve des législatives de juin. |
Dans Le Figaro, Nicolas Beytout n'hésite pas à affirmer que "l'élection magistrale de Nicolas Sarkozy est certainement de celles qui marqueront durablement l'histoire du pays".
"Fort de la légitimité que lui confère son incontestable performance électorale, le nouveau président de la République peut dorénavant engager une grande mutation, en prenant soin, bien sûr, de réconcilier les Français que la campagne, très tranchée, a divisés", estime-t-il.
Libération, sous la plume de Laurent Joffrin, juge lui aussi que "Nicolas Sarkozy est un président légitime, désigné sans entourloupe ni hésitation". "Les Français ont choisi. Leur message est clair", écrit à l'unisson Dominique Quinio dans La Croix.
Dans La Tribune, François-Xavier Pietri rend hommage à "l'un des présidents parmi les mieux élus de la Ve République".
"Avec plus de 53 %, la victoire de la droite est sans appel", renchérit même Pierre Laurent dans l'Humanité, tandis que Le Courrier Picard, L'Alsace ou encore La Provence qualifient le score de Sarkozy de "sans ambiguïté". François Régis Hutin parle, quant à lui, dans Ouest-France de "véritable succès".
Après lui avoir reconnu une "victoire sans équivoque" (Hubert Coudurier dans Le Télégramme), les éditorialistes rappellent au vainqueur ses devoirs: "Nicolas Sarkozy s'est engagé au respect et à la morale. Les Français en ont le profond désir", écrit ainsi Dominique Quinio (La Croix).
"Nous comptons sur le nouveau Président, non seulement pour faire preuve d'efficacité, mais aussi pour construire ce rassemblement de tous dans une égale estime, car telle est la principale condition du renouveau", espère François Régis Hutin (OF).
"Il reste au nouveau président à devenir celui de tous les Français en prenant la mesure de sa fonction, fort de la légitimité que lui ont conférée les électeurs", concourt Hubert Coudurier (Le Télégramme).
Quant à Pierre Taribo de L'Est républicain, il veut "un Président soucieux d'écouter la nation, dans toutes ses composantes et ses sensibilités"
Dans Le Progrès, Francis Brochet souhaite "qu'il prépare le rassemblement des Français dans une retraite moins chic et clinquante, moins +nouveau riche+, que le Fouquet's".
Mais déjà les éditorialistes ont les yeux rivés sur le troisième tour, à savoir les législatives de juin.
"Déjà, sous la présidentielle, percent les législatives de juin dont la droite veut faire une confirmation et la gauche une revanche", résume Dominique Valès dans La Montagne.
En réaction à la victoire de Sarkozy, "l’autre France cherchera une compensation dans les urnes des législatives", analyse Laurent Joffrin (Libération).
"Les électeurs peuvent ne pas donner à la droite sarkozyste les pleins pouvoirs (...) Le paysage politique du quinquennat ne sera joué qu'à l'issue du scrutin législatif des 10 et 17 juin", se prend à espérer L'Humanité, qui appelle à "une contre-offensive".
Rolland Martinez est sur une ligne similaire dans La Marseillaise : "Il est à souhaiter que (la gauche) tire les bons enseignements pour la bataille des législatives afin de ne pas laisser tous les pouvoirs à Sarkozy".
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| Publié le: 07/05/2007 à 04:08:49 GMT |
Source : AFP |
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