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Dossiers » Europe: lutter contre la crise Dossiers » Europe: lutter contre la crise
Au Portugal, de plus en plus de pauvres vont à l'Eglise pour manger
Une nonne appartenant à une organisation caritative vérifie des documents à la banque alimentaire de Braga le 13 décembre 2010 (©  - Patricia de Melo Moreira)
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BRAGA, Portugal (AFP) - "A la mairie du quartier, on m'a dit de venir à l'Eglise et que là, ils donnaient de quoi manger": A 24 ans, Catia fait partie des "nouveaux pauvres", de plus en plus nombreux au Portugal à survivre grâce aux institutions de solidarité, très majoritairement catholiques.
Dans la petite église Sao Lazaro, au centre de Braga dans le nord du Portugal, les "Dames de la Charité de Saint-Vincent de Paul" écoutent Catia raconter, tête baissée, le chômage, le loyer qu'elle ne peut plus payer, sa fille à nourrir...

Depuis l'entrée en vigueur de nouvelles mesures d'austérité en novembre, elle a perdu une partie de ses allocations familiales et "n'y arrive plus".

Assise dans un coin, Clementina, 59 ans, pleure en attendant son tour. "Avec ma retraite de 220 euros, un loyer de 180 euros et un fils maintenant au chômage, je ne sais pas à qui demander de l'aide", dit-elle, une ordonnance de médicaments à la main.

En 42 ans de bénévolat, Constança Bastos affirme n'avoir "jamais vu une pauvreté comme ça". A 73 ans, elle préside avec énergie l'une des 140 Conférences Vincentines du diocèse de Braga, surnommée la "Cité des Archevêques" en raison de sa forte tradition catholique.

"L'an dernier, on s'occupait de 45 familles, aujourd'hui on en a 70. Mais la pauvreté elle-même a changé, dit-elle. Maintenant, on reçoit des jeunes, des gens de classe moyenne".

"Ils nous sont envoyés par la mairie, par la sécurité sociale qui coupe dans toutes les prestations: allocations familiales, logement, revenu minimum, remboursements de santé... Le gouvernement dit: +il n'y a pas d'argent+, et nous envoie les pauvres!", fulmine-t-elle.

En dehors des aides ponctuelles, tributaires des quêtes et des dons, les "Vincentines" remettent deux fois par mois aux familles dûment enregistrées des "paniers garnis" (riz, pâtes, huile, lait et conserves), fournis par la Banque alimentaire contre la faim.

En 2010, la banque de Braga a déjà distribué 423 tonnes de vivres contre 296 à la même époque l'an dernier. "Nous servons 72 institutions de solidarité mais nous en avons 20 en liste d'attente", précise sa présidente Isabel Varanda.

"La demande ne cesse d'augmenter, surtout pour la nourriture", confirme le père Roberto, curé de la paroisse de Sao Lazaro et président de la Commission de la pastorale sociale du diocèse de Braga.

Ancien bastion de l'industrie textile portugaise, la région a subi de plein fouet la crise économique, avec la fermeture de centaines d'entreprises. Le taux de chômage atteint les 13,2% (contre 10,9% au niveau national) mais, selon l'Union des syndicats de Braga, 40% des 66.000 chômeurs du district ne reçoivent aucune indemnité.

"Ici les salaires sont très bas. 80% des travailleurs gagnent le minimum légal de 475 euros", dit aussi le coordinateur de l'Union, Adao Mendes. "Beaucoup doivent demander de l'aide et, souvent, reconnaît-il, ils s'adressent au curé parce qu'ils ont honte".

"Quand la crise est arrivée et avec elle le chômage, les gens ont dépensé leurs économies, puis ont fait appel à leur entourage. Maintenant ils n'ont plus rien et c'est justement là que le gouvernement coupe dans les aides sociales", relève Eva Ferreira de l'ONG Caritas.

Pour faire face à l'urgence, l'archevêché de Braga a créé début décembre un fonds de solidarité, appelant les 421 prêtres du diocèse à donner l'exemple en reversant un mois de leur salaire.

"Nous accomplissons notre foi en apportant un témoignage crédible", dit le père Roberto. "Mais, souligne-t-il, il ne faudrait pas que la solidarité de l'Eglise encourage la démission de l'Etat".

Publié le: 16/12/2010 à 10:39:53 GMT Source : AFP
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