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Dossiers » Les six Français de L'Arche de Zoé graciés Dossiers » Les six Français de L'Arche de Zoé graciés
Portrait de groupe de L'Arche de Zoé
Nadia Merimi et Philippe Winkelberg le 5 novembre 2007 à N'Djamena (© AFP/Archives - Issouf Sanogo)
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PARIS (AFP) - Les six membres de L'Arche de de Zoé graciés lundi par le président tchadien Deby après avoir été condamnés à huit ans de prison pour avoir tenté de ramener du Tchad en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour ont des personnalités très différentes, Eric Breteau et Emilie Lelouch apparaissant comme les éléments moteurs du groupe.
Eric Breteau, 37 ans, président de L'Arche de Zoé

Ce père de trois enfants, séparé de leur mère, est l'idéologue du groupe. "Meneur d'hommes charismatique", selon l'un de ses avocats, Eric Breteau a toujours voulu mener les débats durant les quatre jours du procès devant la Cour criminelle de N'Djamena. Ancien pompier volontaire à Argenteuil (Val d'Oise), il portait symboliquement dans sa prison tchadienne son pantalon de pompier et, à l'audience, un polo blanc frappé du logo et des lettres rouges de Children Rescue, l'autre nom de l'Arche de Zoé. Depuis sa prison de N'Djamena, il communiquait régulièrement avec la presse française avec ce leitmotiv : "Nous sommes innocents, nous voulions juste sauver des orphelins du Darfour".

Emilie Lelouch, 31 ans, assistante d'Eric Breteau

Cette jeune femme blonde et fluette, à l'air déterminé, compagne d'Eric Breteau, a répété devant la Cour criminelle de N'Djamena que la tentative d'exfiltration des 103 enfants visait à "sauver de la mort des orphelins du Darfour".

Philippe van Winkelberg, 48 ans, médecin

Impassible, ce grand brun est médecin généraliste dans le village touristique de Castellane (Alpes-de-Haute-Provence). Il était l'un des cinq médecins bénévoles de L'Arche de Zoé qui se sont relayés à Abéché. Il a mis en avant, lors du procès, son rôle de médecin, : "Je n'avais pas de décision à prendre autre que médicale, je n'avais pas à décider du sort de ces enfants".

Nadia Merimi, 31 ans, infirmière

Timide, cette jeune femme d'origine marocaine, résidant en banlieue parisienne, rejoignait toujours le box des accusés à N'Djamena le visage protégé par une casquette, à l'abri des regards. Hospitalisée deux jours durant le procès, Nadia Merimi était l'une des sept infirmières bénévoles de L'Arche de Zoé au Tchad, "venue pour soigner les enfants et éventuellement les évacuer en France".

Alain Péligat, 57 ans, ancien militaire, logisticien

Cet ancien légionnaire aux longs cheveux blonds tenus par un catogan, qui a adopté trois enfants cambodgiens, enseigne dans un lycée technique. En congé humanitaire, il était chargé de l'approvisionnement en eau et en électricité des locaux de L'Arche de Zoé à Abéché.

Dominique Aubry, 30 ans, pompier, logisticien

"Mon travail était de nourrir les enfants et de les habiller", a dit pendant le procès au Tchad ce sapeur-pompier, logisticien bénévole de l'organisation à Abéché.

Publié le: 31/03/2008 à 17:15:17 GMT Source : AFP
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