Maroc

Portail Maroc

Dans la Pologne communiste aussi, des étudiants ont contesté en 1968 - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » 1968, année de révoltes Dossiers » 1968, année de révoltes
Dans la Pologne communiste aussi, des étudiants ont contesté en 1968
Des étudiants polonais fuient la police communiste, le 11 mars 1968 lors de manifestations à Varsovie (© AFP/archives - Witold Wierzejski)
Cliquer pour agrandir
VARSOVIE (AFP) - La Pologne a connu au début 1968 une des premières révoltes estudiantines en Europe. Sévèrement réprimée par le pouvoir communiste, elle a été exploitée pour lancer une campagne antisémite de grande envergure.
Le mouvement débute par la représentation d'une pièce de théâtre, "Les Aïeux" du poète romantique polonais du 19e siècle Adam Mickiewicz que les autorités jugent anti-russe.

L'interdiction du spectacle par la censure provoque une manifestation spontanée d'étudiants devant le monument du poète à Varsovie. Les meneurs, dont Adam Michnik devenu par la suite une grande figure de l'opposition anticommuniste, sont radiés de l'Université de Varsovie.

Le 8 mars, des centaines d'étudiants se rassemblent aux abords de l'Université pour protester contre le limogeage d'étudiants contestataires et pour réclamer plus de démocratie en Pologne.

Les manifestants sont dispersés à la matraque, beaucoup sont interpellés. Dans les jours suivants, la contestation gagne d'autres établissements, comme l'Ecole Polytechnique de Varsovie et les Universités de Cracovie (sud) ou de Wroclaw (sud-ouest).

"La révolte spontanée d'étudiants a été pour le chef du PC polonais de l'époque, Wladyslaw Gomulka, un très bon prétexte pour mater ses rivaux au sein du pouvoir", estime l'historien polonais Dariusz Stola.

Elle lui permet également de discréditer des militants communistes aux origines juives ou intellectuelles qui critiquent sa dérive autoritaire, "puisque bon nombre de leaders de la révolte étudiante étaient fils ou filles d'intellectuels juifs communistes", comme Adam Michnik, aujourd'hui directeur du quotidien polonais Gazeta Wyborcza, ajoute l'historien.

Gomulka orchestre alors des purges antisémites, la propagande officielle renouant avec le stéréotype du "juif communiste", répandu en Pologne.

Selon M. Stola, "Gomulka avait également très peur que la Pologne ne soit +contaminée+ par les réformes tchécoslovaques du Printemps de Prague", finalement écrasé par les chars du pacte de Varsovie en août 1968.

La campagne antisémite se solde par le départ de Pologne de quelque 20.000 personnes, dont 13.500 déchues de leur nationalité polonaise dans les années 1968-1970, selon les documents d'archives.

"Je n'ai aucun sentiment de nostalgie pour mon pays natal", affirme Nelly Plotzker, 62 ans, qui a fui la Pologne en 1968 pour aller vivre en Israël.

"On a compris qu'il fallait partir et nous avons pris ce que les autorités nous laissaient prendre", raconte-t-elle à l'AFP.

Un groupe d'intellectuels polonais, dont le cinéaste Andrzej Wajda et la prix Nobel de littérature Wislawa Szymborska, ont récemment lancé un appel au président Lech Kaczynski pour demander une restitution automatique de la nationalité polonaise aux juifs poussés à l'émigration en 1968.

"Parmi les crimes communistes, l'infamie de mars 1968 reste un évènement qui pèse particulièrement sur la conscience polonaise", ont écrit les signataires de l'appel.

Le ministre de l'Intérieur Grzegorz Schetyna a donné le mois dernier des instructions permettant de délivrer, sur demande, des attestations de nationalité polonaise à tous ceux qui en avaient été privés en 1968.

Publié le: 19/04/2008 à 09:05:02 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» 1968 en Tchécoslovaquie: Marta Kubisova, voix étouffée...

» L'Italie en 1968: un "mai rampant" qui a réuni étudiants...

» Avec 1968, l'Allemagne dynamite ses tabous et...

» 1968, l'une des années les plus turbulentes de...

» A l'Elysée, de Gaulle dépassé par les événements de mai 68

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2008 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz