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Dossiers » Sommet du G8 au Japon Dossiers » Sommet du G8 au Japon
G8: pas de solution miracle à la crise et optimisme de rigueur
Photo de famille des leaders du G8 à Toyako, Japon, le 9 juillet 2008 (© AFP/Pool - Kimimasa Mayama)
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TOYAKO (AFP) - Le sommet du G8 n'a pas offert de solution à court terme pour répondre à la crise financière, alimentaire et énergétique, restant confiant sur les perspectives de l'économie mondiale mais faisant part de son inquiétude.
"Tout en notant que la croissance a ralenti, nous sommes restés positifs sur ses perspectives", indique la déclaration de la présidence japonaise publiée mercredi à la fin du sommet de Toyako (Japon).

"Toutefois, nous avons reconnu la nécessité de répondre en particulier aux questions posées par le niveau élevé des prix du pétrole et de l'alimentation et aux pressions inflationnistes mondiales, la stabilité des marchés financiers et la lutte contre le protectionnisme", poursuit-elle.

Sur le pétrole, dont les prix ont approché ces dernières semaines les 150 dollars, le G8 s'est borné à réclamer une adéquation de la production à la consommation ainsi que davantage d'investissement dans le secteur du raffinage.

Cela ne contribuera certainement pas à faire baisser les prix qui repartaient mercredi à la hausse pour s'établir juste en dessous de 140 dollars. Les prix du pétrole ont doublé depuis un an et quintuplé depuis 2003.

"Dès le début, les marchés n'attendaient pas grand chose" du sommet, souligne Tomoko Fujii, économiste principale à la Bank of America à Tokyo.

"Il est très difficile pour les dirigeants du G8 de résoudre des problèmes comme celui du pétrole si les principaux acteurs ne sont pas autour de la table", ajoute-t-elle.

Des huit pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), seul ce dernier est un exportateur de pétrole important.

"Cela a un impact sur tous les pays du monde", a déploré le Premier ministre britannique Gordon Brown. "Nous devons admettre que c'est un problème global", a-t-il ajouté.

L'envolée des prix de l'énergie pourrait aussi avoir une responsabilité dans celle des prix des denrées alimentaires, qui provoque émeutes et manifestations dans les pays pauvres.

Le secrétaire général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a averti que l'inflation dans certains pays d'Afrique et d'Amérique latine était "en train de devenir incontrôlée" et que des hausses de taux d'intérêt pourraient être nécessaires pour juguler les prix.

"L'inflation est probablement aujourd'hui la plus grande menace pour l'économie mondiale", a-t-il affirmé.

Le G8 n'a pas fait référence à la baisse du dollar dans ses multiples déclarations. Le président français Nicolas Sarkozy a précisé que lui et ses homologues étaient convaincus qu'un dollar faible était mauvais pour l'économie mondiale.

"Il y a maintenant une analyse clairement convergente sur les dégâts économiques que peuvent constituer ces déséquilibres monétaires et sur la nature de ces déséquilibres monétaires: un dollar trop bas, un yuan trop bas et un euro trop élevé", a relevé M. Sarkozy.

Le président américain George W. Bush a réaffirmé sa foi en une politique du dollar fort mais n'a pas été plus loin dans son engagement à aider à faire remonter le billet vert.

La hausse des prix du pétrole peut être expliquée en partie par la baisse du dollar, la devise américaine étant la monnaie de référence pour le commerce de l'or noir et les investisseurs cherchant refuge dans le pétrole pour leurs investissements en dollars, en passe d'être dévalués.

"Le sommet du G8 n'a eu aucun impact sur les marchés", a constaté Yosuke Hosokawa, responsable des changes à la Chuo Mitsui Trust Bank de Tokyo.

Il a souligné que les attentes sur des initiatives du G8 pour faire face à la crise économique étaient très basses, "surtout que l'on dit depuis plusieurs années que le sommet lui-même est une coquille vide".

Publié le: 09/07/2008 à 12:47:14 GMT Source : AFP
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