Paris refuse de recevoir l'opposition armée tchadienne
PARIS (AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy n'a "pas prévu" de recevoir des représentants de mouvements armés tchadiens cherchant "à prendre le pouvoir par la force" et qui lui avaient demandé une audience, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère.
"Il n'est pas prévu que le ministre rencontre des représentants de mouvements cherchant à prendre le pouvoir par la force", a indiqué à la presse Jean-Baptiste Mattéi. La France avait indiqué mardi qu'elle "étudiait" cette demande d'audience avec M. Douste-Blazy, émanant de l'opposition tchadienne qui a tenté la semaine dernière de prendre la capitale N'Djamena.
La "résistance unie", réunissant le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) et le Front uni pour le changement (FUC), avait annoncé dimanche sa décision de "saisir" M. Douste-Blazy. Elle précisait, dans un communiqué, que le but de l'audience serait de "connaître le rôle exact de l'armée française à N'Djamena", d'"obtenir des explications sur les tirs dont ont été la cible, jeudi dernier, nos colonnes, de la part de Mirage F1 français", et de "prendre des mesures conjointes pour éviter le risque d'une confrontation entre la résistance populaire et les troupes françaises".
Paris est le principal soutien du président Idriss Deby Itno.