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Dossiers » Espoir d'une libération d'otages en Colombie Dossiers » Espoir d'une libération d'otages en Colombie
Paris prêt à recevoir des guérilleros des Farc qui seraient libérés
Mélanie Betancourt, Bernard Accoyer (2eD) et l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye (derrière Mélanie), le 19 décembre 2007 à Paris (© AFP - Martin Bureau)
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PARIS (AFP) - La France s'est dite prête mercredi à accueillir des guérilleros des Farc de Colombie qui seraient libérés en échange d'otages, parmi lesquels Ingrid Betancourt dont la famille exige un "geste" du président colombien Alvaro Uribe après la libération annoncée d'otages par les Farc.
M. Uribe a, quant à lui, réaffirmé mercredi son refus de procéder au retrait militaire réclamé par la guérilla pour organiser un tel échange.

"Accorder aux Farc une zone démilitarisée, cela revient à encourager les enlèvements en Colombie", a affirmé M. Uribe, dans un entretien accordé à la station de radio La FM.

"Une démilitarisation n'est pas nécessaire à la libération (des otages) et constitue une agression pour les citoyens", a-t-il ajouté, affirmant que son devoir était "de lutter jusqu'au dernier jour" pour "vaincre le terrorisme".

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) fixent comme condition à un échange guérilleros emprisonnés/otages la démilitarisation totale de deux municipalités, Florida et Pradera, dans le sud-ouest du pays.

En réponse à une demande de M. Uribe, "la France a indiqué qu'elle était disponible, avec d'autres pays européens et d'autres pays d'Amérique latine" pour accueillir ces guérilleros, a déclaré mercredi le Premier ministre français François Fillon.

Il s'exprimait dans le cadre d'une journée de mobilisation des médias français en faveur de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt au moment où les choses semblent s'accélérer dans ce dossier dont le président français Nicolas Sarkozy a fait une priorité.

Les Farc se sont engagées, dans un message rendu public mardi soir, à libérer trois otages dont l'ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, et son fils né en captivité. Clara Rojas a été enlevée en même temps que l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, le 23 février 2002.

Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, a annoncé sur la station de radio Europe 1 que la libération des trois otages était "en cours" et qu'ils "avaient quitté la zone de sécurité des Farc", citant un émissaire avec lequel il est en contact.

Nicolas Sarkozy avait auparavant estimé que l'annonce de la libération d'otages était "évidemment, un message d'espoir et un message d'encouragement fort". Lui et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ont toutefois indiqué qu'ils ne prévoyaient pas de déplacement en Colombie pour l'instant.

Pour sa part, la famille d'Ingrid Betancourt a jugé que "la balle était désormais dans le camp du président colombien Alvaro Uribe" et salué les efforts du président vénézuélien Hugo Chavez.

Les Farc ont affirmé que la libération prochaine d'otages était "un signe de reconnaissance" envers les familles et Hugo Chavez dont la médiation a été brusquement suspendue par M. Uribe fin novembre.

"Ce geste est la confirmation du fait que Chavez est incontournable et sa médiation essentielle", a commenté la soeur de l'otage, Astrid Betancourt, sur Europe 1.

"C'est le premier geste unilatéral des Farc en six ans", a souligné la fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, ajoutant que c'était "une nouvelle formidable".

"Le monde doit maintenant tourner les yeux vers le président Uribe. Il doit à son tour faire un geste unilatéral s'il ne veut pas porter la responsabilité" de la mort des otages, a-t-elle lancé.

M. Fillon a également estimé que M. Uribe devait être "celui qui doit permettre la libération d'Ingrid Betancourt".

Publié le: 20/12/2007 à 07:21:51 GMT Source : AFP
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