Maroc

Portail Maroc

Les Palestiniens du Liban inquiets pour ceux restés dans
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » La guerre à Gaza Dossiers » La guerre à Gaza
Les Palestiniens du Liban inquiets pour ceux restés dans "l'enfer de Gaza"
Des Palestiniens lisent la presse le 15 janvier 2009 dans la banlieue de Beyrouth (© AFP - Anwar Amro)
Cliquer pour agrandir
BEYROUTH (AFP) - Assise dans son échoppe de Bourj al-Barajneh, un camp populeux de réfugiés palestiniens de Beyrouth, Om Saïd sèche les larmes de son visage rongé d'anxiété. "Ma fille est prise dans l'enfer de Gaza", sanglote-t-elle.
Connue sous le nom de "la Gazaouie" parce qu'elle est née à Gaza, cette septuagénaire est une de ces réfugiés palestiniens qui vivent par milliers dans 12 camps établis au Liban et qui ont encore des proches piégés dans l'enclave, cible d'une offensive israélienne depuis plus de trois semaines.

"Elle appelle Gaza tous les jours, parfois plusieurs fois par jour", témoigne Mohamed el-Ali, qui gère un petit centre d'appels téléphoniques à l'intérieur du camp. Au moins 25 personnes utilisent son centre chaque jour pour prendre des nouvelles de leurs fils, neveux, grands-pères ou amis coincés à Gaza, assure-t-il.

L'appel sur un téléphone internet coûte généralement un demi-dollar la minute, selon lui. "La première semaine qui a suivi le début de l'offensive israélienne le 27 décembre, j'ai eu beaucoup de personnes venues passer des coups de fil. Mais maintenant, à cause de la mauvaise qualité des lignes et des problèmes de connexion, j'en ai beaucoup moins", dit-il.

L'autre fille d'Om Saïd, Sabah, qui vit aussi à Bourj al-Barajneh et qui décline de donner son patronyme, confie que, jour après jour, sa famille a tenté désespérément de joindre sa soeur Ibtisam à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. "Hier, on a essayé de l'appeler au moins 100 fois mais ça ne passait pas. Ma mère en devenait folle et on craignait le pire", affirme-t-elle. "Finalement, vers 01H00 du matin, ma soeur a appelé pour nous rassurer sur son sort".

Ibtisam, raconte-t-elle, leur a dit qu'avec son mari et leurs cinq enfants, ils vivaient sans électricité."Elle nous a dit que 15 familles sont entassées dans le hall de l'immeuble où elle vit. Elle m'a dit +on ne va nulle part, on va mourir ici+", raconte Sabah.

Rabab Abou Laban, 26 ans, reste, quant à elle, rivée à son poste de télévision presque en permanence pour suivre l'évolution à Gaza où Nouhad, sa soeur de 20 ans, est aussi coincée. "Elle est arrivée à Gaza une semaine avant la guerre pour rencontrer son futur mari et elle a été prise au piège", explique Mme Abou Laban. "On se fait du très mauvais sang pour elle et pour la population de Gaza".

"Elle m'a dit qu'elle se terrait dans un quartier de Gaza avec 50 autres personnes et qu'ils avaient très peu de nourriture et d'eau. Hier, ils ont fait trois casseroles de riz, ce qui n'a pas suffi à nourrir tout le monde", ajoute-t-elle. Une photo de Nouhad est accrochée sur un mur du domicile familial, juste à côté d'un portrait du chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah.

Dans les allées étroites du camp, des photos d'enfants tués dans l'offensive à Gaza sont affichées à côté de banderoles dénonçant la guerre. "La dignité de Gaza est solide comme un roc et aura raison de leur arrogance", lit-on sur l'une d'elles. "Hamas est plus fort que l'ennemi", proclame une autre.

Employé du ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne à Gaza, Raed, 29 ans, explique qu'il est venu à Bourj al-Barajneh, via l'Egypte, pour rendre visite à de la famille trois jours avant le début des combats. "Nous ne voulons pas de nourriture ni une aide quelconque", lâche-t-il avec amertume. "On veut juste vivre en paix".

Alors qu'il parle, un texto tombe sur son portable. "Je ne peux plus dormir", dit le message écrit par sa petite amie piégée à Gaza. "Les chars approchent et les bombardements sont intenses".

"Je suis terrifiée".

Publié le: 17/01/2009 à 09:06:16 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Gaza ne croit pas au cessez-le-feu

» Des équipe de MSF et MDM, entrées samedi, vont pouvoir...

» Israël annonce un cessez-le-feu, maintient ses forces à Gaza

» Israël annonce un cessez-le-feu unilatéral à Gaza à...

» Gaza: 1.200 morts palestiniens et des dégâts...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz