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Ossétie du Sud-Russie: trafic militaire intense, dans les deux sens
Un char russe sur la route Gori-Tbilissi le 20 août 2008. (© AFP - Dimitar Dilkoff)
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TSKHINVALI (AFP) - Une longue colonne d'une vingtaine de blindés russes s'enfonçait mercredi à la mi-journée dans le territoire indépendantiste d'Ossétie du Sud, venant de la frontière avec la Russie, tandis que des dizaines d'autres véhicules militaires remontaient dans l'autre sens, vers le nord.
Une quinzaine de camions blindés parfois accompagnés d'une remorque, précédés par un char et huit transports de troupes, descendent lentement la route tortueuse menant du poste frontière de Zaramag à Tskhinvali, la capitale ossète, vers midi (08H00 GMT).

Au sommet du deuxième véhicule du convoi, un drapeau russe flotte au vent, tandis qu'à l'intérieur d'un tunnel, complètement envahi par un épais brouillard dû aux gaz d'échappement, on distingue à peine d'autres camions se dirigeant eux aussi plein sud.

Quelques minutes plus tard, une colonne d'une importance similaire fait brusquement son apparition, cette fois en direction de la Russie. Elle est constituée de treize blindés légers et d'une demi-douzaine de camions, une voiture de police en tête. Puis trois chars surgissent et, après un court laps de temps, d'autres camions apparaissent. Une vingtaine de camions tournés en direction de Tskhinvali sont garés dans un village ossète.

Au lendemain de l'annonce des premiers départs de soldats russes de Géorgie, une circulation beaucoup plus intense que les deux jours précédents est notable sur cet axe stratégique traversant les montagnes du Caucase, de la ville russe de Vladikavkaz à Tskhinvali, à 200 km de là.

Un nombre à peu près équivalent de véhicules de l'armée se croisent dans les deux sens. Au poste frontière de Zaramag, une quinzaine de camions bâchés retournent vers le nord. Cent mètres plus loin, une dizaine d'autres, apparemment remplis de soldats, prennent la même direction.

Le tout sous le regard d'une poignée de réfugiés ossètes revenant vers leur région à bord de minibus.

Juste avant d'arriver à Tskhinvali, le convoi traverse des villages peuplés en majorité de Géorgiens avant le début de l'offensive de Tbilissi dans la nuit du 7 au 8 août, et maintenant complètement en ruines. Ils sont "protégés", comme les autres jours, par des blindés arborant bien haut le drapeau russe, et entourés de sacs de sable.

D'épaisses volutes de fumée se dégagent aux alentours, des Ossètes du Sud ayant réglé leurs comptes avec leurs voisins géorgiens, après l'attaque des forces de Tbilissi, comme le reconnaît à mi-mots la population locale. Mais, contrairement à lundi soir et mardi, il n'y a aucune maison en feu aux abords immédiats de la route.

A l'entrée de Tskhinvali, les restes de deux chars géorgiens ont enfin été enlevés après avoir été exposés, tels de véritables trophées de guerre, à ce carrefour poussiéreux de l'agglomération après sa "libération" par les Russes. Pour le reste, les rues jonchées de bris de verre, de morceaux de bois ou de projectiles métalliques de toutes sortes, sont soigneusement quadrillées par une multitude de blindés, donnant de la capitale sud-ossète l'image d'une ville en état de siège.

Publié le: 20/08/2008 à 11:00:51 GMT Source : AFP
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