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Obama, l'homme qui veut incarner l'espoir, à la peine dans les grands Etats - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
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Obama, l'homme qui veut incarner l'espoir, à la peine dans les grands Etats
Barack Obama à l'annonce des résultats de la primaireen  Pennsylvanie le 22 avril 2008 à Dvansville. (© AFP - Emmanuel Dunand)
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WASHINGTON (AFP) - Barack Obama, l'homme qui veut incarner l'espoir et réconcilier l'Amérique avec elle-même, a de nouveau échoué mardi à s'imposer dans un des "grands" Etats en lice.
Sa rivale Hillary Clinton a gagné la Pennsylvanie comme elle avait gagné auparavant l'Ohio, le Texas, New York, la Californie ou le New Jersey.

S'il demeure le grand favori de la primaire de Caroline du Nord (sud-est) prévue le 6 mai et qui allouera presque autant de délégués que la Pennsylvanie, M. Obama, 46 ans, est condamné à trouver une stratégie pour contrer la tactique de Mme Clinton qui l'a mis sur la défensive durant toute la campagne de la primaire de Pennsylvanie.

Une petite phrase du sénateur de l'Illinois sur "l'amertume" de l'Américain moyen qui "se raccroche" à la religion et aux armes à feu a relancé le débat sur le candidat le mieux à même de gagner en novembre face au républicain John McCain.

Traité d'"élitiste" par Mme Clinton - et John McCain -, M. Obama n'a pas réussi à se dépêtrer de cette gaffe arrivée après les propos controversés de son ancien pasteur, le révérend Jeremiah Wright, accusé d'avoir délivré des sermons jugés anti-américains.

Saluant la victoire de sa rivale, M. Obama a également pris ses distances dès mardi soir avec Mme Clinton l'accusant de représenter "la politique usée" de Washington. "Nous pouvons être un parti qui dit ou fait tout pour gagner cette élection (...) ou nous pouvons être le parti qui ne se focalise pas uniquement sur comment gagner mais pourquoi", a-t-il dit devant ses partisans réunis à Evansville (Indiana, nord).

"Nous pouvons être un parti qui pense que la seule façon de paraître fort sur les questions de sécurité nationale est de parler, d'agir et de voter comme George W. Bush et John McCain. Nous pouvons utiliser la peur comme une tactique et la menace terroriste pour récupérer des voix", a-t-il encore dit, en allusion à un récent clip de campagne de Mme Clinton où apparaissait Oussama ben Laden.

"Ou bien, a poursuivi le sénateur de l'Illinois, on peut décider que la vraie force est de poser les questions difficiles avant d'envoyer nos soldats combattre".

Les commentateurs politiques estiment que le tir nourri dont a fait l'objet Barack Obama a eu pour effet de diminuer son aura. "La campagne l'a changé", a estimé récemment le chroniqueur conservateur David Brooks. "Il est devenu plus à gauche et il ressemble à un candidat conventionnel échangeant des piques avec son adversaire", a-t-il estimé.

M. Obama, seul sénateur noir des Etats-Unis, se décrivait encore récemment comme "le type maigre avec un drôle de nom". Depuis quelque temps, il a changé son autoportrait: "Je suis peut-être maigre, mais je suis un dur", dit-il.

Le sénateur, élu de Chicago, né en 1961 à Hawaï de l'union d'un étudiant kenyan et d'une adolescente blanche originaire du Midwest, diplômé en droit de la prestigieuse université d'Harvard, offre une image d'élégance intellectuelle et de droiture qui ne masque pas son inexpérience politique.

"Je ne suis pas candidat à cause d'une longue ambition, ou parce que je pense que cela m'est dû", répète-t-il en campagne, se présentant comme le candidat qui saura réconcilier l'Amérique précisément parce qu'il n'a pas l'expérience politique dont se targue l'ex-Première dame.

Il revendique constamment l'héritage de deux héros, l'apôtre des droits civiques Martin Luther King et le président John Kennedy, dont il a la jeunesse et la séduction.

Sénateur depuis 2005, Barack Obama n'a pas eu à se prononcer sur la guerre en Irak, ce qui lui permet d'attaquer sans pitié Hillary Clinton qui avait voté en faveur de la résolution parlementaire autorisant l'usage de la force. Il rappelle inlassablement qu'il s'est opposé à cette guerre avant même qu'elle n'éclate et promet le retrait des troupes de combat en 2009.

Publié le: 23/04/2008 à 05:21:44 GMT Source : AFP
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