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La nouvelle étoile de la gauche Walter Veltroni n'a pas convaincu
Le chef du Parti démocrate Walter Veltroni, le 14 avril 2008 à Rome (© AFP - Andreas Solaro)
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ROME (AFP) - Walter Veltroni, chef du grand Parti démocrate crée à l'automne dernier et étoile montante de la gauche, n'a pas réussi à convaincre les Italiens, mais il est salué au lendemain du scrutin comme le principal artisan de la clarification du jeu politique italien.
"Pour le Parti démocrate, la défaite est aussi nette qu'est la victoire de Berlusconi. Walter Veltroni a vidé l'extrême gauche mais n'a pas réussi à attirer au centre, échouant à conquérir les votes modérés", juge lundi le quotidien au plus gros tirage, Il Corriere della Sera.

"La vraie douche froide, c est la majorité absolue obtenue par Silvio Berlusconi à la Chambre haute. Veltroni espérait que la droite soit mise en difficulté au Sénat et espérait une revanche à bref délai", écrit de son côté La Stampa.

Pour son premier scrutin national, l'ex-maire de Rome, Walter Veltroni, 52 ans, a rassemblé un peu plus de 33% des voix au Sénat et à la Chambre, auquel il faut ajouter environ les 4,5% de voix de son allié, l'Italie des valeurs (Idv) du juge anticorruption Antonio Di Pietro.

Le PD, né de la fusion à l'automne dernier des ex-communistes et des catholiques de gauche, s'est présenté seul devant les électeurs, mettant fin aux grandes coalitions hétéroclites de gauche, telle que celle menée par Romano Prodi qui a accédé au pouvoir en 2006.

Une stratégie qui a eu un effet dévastateur sur la Gauche arc-en-ciel (communistes et Verts). Celle-ci a enregistré une défaite historique (environ 3% des voix, contre 11% en 2006) et sera pour la première fois absente du Parlement.

Pour le principal quotidien de gauche, La Repubblica, "ces élections sont une révolution et l'Italie a fait un pas décisif vers la simplification politique".

"Tout le mérite va au PD et au virage qu'il a imposé au système en mettant fin aux vieilles alliances", estime La Repubblica.

Un point de vue partagé par Sergio Romano, éditorialiste au Corriere:

"Veltroni a été bon, il a fait quelque chose d'utile pour le pays. Mais il va payer les conséquences de sa défaite au sein de son parti", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Que va devenir Walter ?", s'interroge le quotidien communiste Il Manifesto: "le PD comptait atteindre le seuil de 35% des voix pour que le projet de Veltroni ne soit pas considéré comme un échec".

En martelant peu après sa défaite que le PD était devenue "la plus grande force réformiste que le pays avait jamais eu" Veltroni a cependant laissé entendre qu'il ne comptait pas lâcher les rênes de son parti.

Mais les dirigeants du PD exigeront une "direction plus collégiale", même si il n'y aura pas de "règlement de comptes", croit savoir La Stampa.

"La question dramatique et déchirante qui commence à se poser est la suivante: c'est Romano Prodi ou Veltroni qui a perdu ?", s'interroge le Corriere.

"Le secrétaire du PD n'a pas réussi à faire oublier le gouvernement Prodi. Le fait que Prodi se soit auto-exclu de la course n'a pas suffit à effacer les dégâts accumulés jour après jour par ses choix économiques erronés et les bagarres au sein de sa coalition", poursuit le journal.

Le gouvernement Prodi a particulièrement souffert de la crise des déchets à Naples, dont la région, la Campanie, bastion historique de la gauche, est passée à droite au Sénat.

Publié le: 15/04/2008 à 10:57:08 GMT Source : AFP
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