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Un nouveau record d'abstention qui coûte cher à la droite
Taux d'abstention au second tour des municipales (© AFP/Infographie)
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PARIS (AFP) - Après un premier tour qui s'était soldé par le plus fort taux d'abstention à des municipales depuis 1959, les partis politiques, et particulièrement la droite, n'ont pas réussi à ramener aux urnes leur électorat lors d'un second tour qui enregistre un nouveau record.
Les résultats enregistrés semblent indiquer que cette forte abstention a d'abord porté préjudice aux listes de droite alors que la participation était considérée comme une des clés du second tour, notamment dans les grandes villes où l'électorat s'était peu mobilisé le 9 mars. Avec un taux de 66,54% de votants, on avait en effet battu la semaine dernière un premier record d'abstention.

Ce dimanche, les premières estimations des instituts de sondage faisaient état d'un taux de participation situé entre 65% (CSA-Dexia) et 65,5% (Ipsos-Dell et TNS-Sofres) sur la France entière, ce qui constituerait un nouveau record d'abstention. Au second tour de 2001, la participation avait atteint 65,96%, ce qui constituait jusqu'alors le moins bon taux pour une élection municipale.

Les Français n'ont pas répondu aux appels des partis politiques à se rendre aux urnes, les uns, à droite, en vue de tenter d'inverser la tendance favorable à l'opposition du premier tour, les autres, à gauche, pour au contraire accentuer un "vote sanction" contre Nicolas Sarkozy et sa politique.

Le regain démocratique qu'avait connu la France à l'occasion de la présidentielle de 2007, avec des records de participation au premier tour (16,2% d'abstention) et au second tour (16%) après des années de baisse de la mobilisation électorale depuis le début des années 1980 ne paraît donc avoir été qu'une simple parenthèse.

Déjà en juin 2007, juste après la présidentielle, les législatives avaient été marquées par des records de démobilisation des électeurs (39,58% d'abstention au 1er tour, 40% au second) mais celle-ci avait été attribuée à la proximité de l'élection du président Nicolas Sarkozy qui avait déjà décidé de l'essentiel.

Par delà le chiffre global de participation, la situation était toutefois variable d'un département et d'une ville à l'autre.

Dans plusieurs grandes villes de droite qui menaçaient de basculer à gauche, la remobilisation de l'électorat n'a pas toujours suffi. Ainsi à Metz, où l'abstention n'a diminué que de deux points (47,64% dimanche contre 49,56% le 9 mars), le maire Jean-Marie Rausch est battu.

De même, à Reims, le taux de participation a atteint dimanche 55,3% contre 53,9% au premier tour, mais cela n'a pas empêché Adeline Hazan (PS) de prendre la ville détenue par la droite depuis 1983 au profitant des divisions de la majorité.

A Amiens, bien que le taux d'abstention ait chuté de huit points par rapport au premier tour, pour s'établir à 37,75%, l'ancien ministre Gilles de Robien a été battu.

Aux élections cantonales, la participation était inférieure à celle des municipales avec un taux de participation de 50,77% à 17H00, contre 54,53% il y a une semaine et 47,89% au 2e tour du scrutin de 2001, selon le ministère de l'Intérieur.

Publié le: 16/03/2008 à 21:34:36 GMT Source : AFP
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