| Nicolas Sarkozy félicité dans le monde |
| TOKYO (AFP) - Les messages ont continué à affluer lundi pour féliciter Nicolas Sarkozy de son élection à la présidence de la République française, la Chine, le Japon et d'autres rejoignant les dirigeants européens et américains qui avaient été les premiers à réagir. |
Le président Hu Jintao a dit souhaiter poursuivre avec M. Sarkozy le partenariat stratégique franco-chinois.
"Je souhaite avec vous (...) travailler à promouvoir le développement des relations bilatérales dans une perspective stratégique et ouvrir une nouvelle page de pleine coopération et d'amitié", a dit M. Hu.
Le Japon a souhaité une "ère nouvelle" entre Tokyo et Paris.
"Je souhaite que nous unissions ensemble nos efforts, avec l'esprit de construire une ère nouvelle dans les relations nippon-françaises", a déclaré le Premier ministre conservateur Shinzo Abe.
A Moscou, Konstantin Kossatchev, chef de la commission des affaires étrangères de la chambre des députés, a estimé que l'élection n'aurait pas d'effet négatif sur les relations franco-russes en dépit des critiques de Nicolas Sarkozy sur la politique du Kremlin en Tchétchénie.
En Afghanistan, les talibans, qui détiennent un otage français, ont demandé au prochain gouvernement français de retirer ses troupes et se sont dits prêts à reporter de nouveau leur ultimatum si des négociations étaient engagées.
Dès le résulat connu dimanche soir, la chancelière allemande Angela Merkel, présidente en exercice de l'Union européenne, s'était dite convaincue qu'"avec le nouveau président, l'amitié entre la France et l'Allemagne continuerait à être le fondement pour assurer durablement la paix, la démocratie et le bien être en Europe".
"J'ai toute confiance en Nicolas Sarkozy, dont je connais les convictions (...) pour exercer un rôle moteur dans la résolution de la question institutionnelle et la consolidation de l'Europe politique", a pour sa part assuré le président de la Commission européenne, le libéral José Barroso.
Le prochain président français a dans sa première déclaration assuré ses partenaires de son engagement en faveur de la construction européenne.
"Après l'élection de Sarkozy, je m'attends à une clarification rapide du traité de l'UE", a lancé le Premier ministre libéral danois Anders Fogh Rasmussen.
"J'ai l'espoir de pouvoir travailler avec lui à une Europe où les gens se font confiance", a commenté le Premier ministre chrétien démocrate néerlandais Jan Peter Balkenende.
La France et les Pays Bas ont rejeté par référendum le projet de constitution européenne, plongeant l'Union européenne dans une grave crise.
Les dirigeants européens de gauche ont également salué la victoire du candidat de la droite française.
Nicolas Sarkozy incarne "une droite ouverte et moderne capable de canaliser les désirs de changement d'un pays appelé à retrouver sa confiance en lui et à continuer à faire partie de la locomotive de l'Europe", a déclaré le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.
"Mon pays, son gouvernement et moi continuerons à considérer la France comme un allié central", a assuré Romano Prodi, chef du gouvernement de centre-gauche italien.
Sur le départ après dix ans au pouvoir, le Premier ministre britannique travailliste Tony Blair a également téléphoné à Nicolas Sarkozy.
Ce dernier a assuré les Etats-Unis de l'amitié de la France, mais leur a demandé de respecter les divergences.
"Le président Bush a hâte de travailler avec le président Sarkozy pour la poursuite de notre alliance solide", a dit la Maison Blanche, indiquant que le président américain avait téléphoné personnellement à M. Sarkozy.
De nombreux messages de félicitations sont également arrivés du Proche-Orient et d'Afrique.
"Je suis convaincu que notre coopération sera fructueuse et que nous pourrons oeuvrer à une politique de paix dans notre région", a affirmé le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
Le chef de l'opposition, Benjamin Netanyahu, a estimé qu'"avec Sarkozy, la politique de la France sera beaucoup plus équilibrée. Il est sensible aux besoins de sécurité d'Israël et peut se faire entendre dans les pays arabes".
Le Hezbollah libanais a aussi souhaité une politique plus équilibrée et "moins alignée sur une partie au Liban".
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a invité son homologue a "impulser les relations franco-algériennes" et le roi du Maroc, Mohammed VI, a insisté sur "l'urgence à trouver des solutions à certaines crises persistantes dont l'acuité met en péril la stabilité, la sécurité et le développement de certaines régions, notamment en Afrique et au Proche-Orient".
En Afrique, le président du Sénégal Abdoulaye Wade a salué l'élection comme "l'illustration de la confiance" dans son "projet de société".
Sur le continent sud-américain, les félicitations sont arrivées du Brésil où le président de gauche Luiz Inacio Lula a exprimé "sa ferme disposition" à "renforcer les liens historiques".
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| Publié le: 07/05/2007 à 08:37:32 GMT |
Source : AFP |
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