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Dossiers » Offensive israélienne à Gaza Dossiers » Offensive israélienne à Gaza
La ministre israélienne Livni à Paris pour justifier le refus d'un cessez-le-feu
Tzipi Livni le 31 décembre 2008 dans un école touchée par une roquette à Beersheva (© AFP - Yehuda Raizner)
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JERUSALEM (AFP) - La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni va tenter jeudi à Paris de justifier le refus d'Israël, à ce stade, d'un cessez-le-feu avec le Hamas réclamé par la communauté internationale qui s'inquiète du prix élevé payé par les civils à Gaza.
La ministre a déclaré à la presse avant de partir qu'elle allait expliquer le refus d'Israël d'accepter un cessez-le-feu, car il est en train de "changer les termes du rapport de force dans une lutte de longue haleine" avec le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

"Israël a en fin de compte lancé son offensive samedi car la situation était devenue intolérable pour les habitants du sud du pays et cette offensive se poursuivra aussi longtemps que leur sécurité ne sera pas assurée", a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère. "Israël ne refuse pas le principe d'un cessez-le-feu, mais il faut qu'une trêve garantisse l'arrêt des tirs de roquettes" par le Hamas, a souligné ce haut responsable, Yigal Palmor. "Si un plan réunissait ces conditions, Israël l'étudierait très sérieusement", a-t-il ajouté, laissant entendre que les propositions internationales ne répondaient pas actuellement à ces conditions.

En attendant, les forces israéliennes d'infanterie et de blindés parachevaient jeudi leurs préparatifs en vue de la seconde phase de l'offensive, alors que l'aviation poursuivait ses raids aériens et que les Palestiniens tiraient des roquettes à longue portée sur le sud d'Israël.

Le gouvernement israélien a rejeté mercredi les propositions de trêve, formulées mardi par l'Union européenne et le Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU). Le Premier ministre du gouvernement de transition Ehud Olmert a affirmé que "l'opération n'a pas été lancée à Gaza pour qu'elle se termine avec le même nombre de tirs de roquettes qu'au début de l'offensive".

Israël a aussi rejeté l'idée d'un cessez-le-feu provisoire dans un but humanitaire, suggérée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. Un responsable gouvernemental qui a requis l'anonymat a exprimé jeudi son "étonnement" sur le fait que le chef de la diplomatie française ait contacté directement à ce sujet le ministre de la Défense Ehud Barak, court-circuitant aussi bien le Premier ministre que la chef de la diplomatie.

Sur le fond, les autorités israéliennes affirment qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza, arguant qu'Israël laisse passer chaque jour des convois de dizaines de camions d'aide.

La proposition française a suscité de premières dissensions au sein de la direction israélienne, accentuées par l'approche des législatives du 10 février. Le ministre de la Défense Ehud Barak, leader du parti travailliste, favorable dans un premier temps à cette proposition, s'est retrouvé en minorité face à ses pairs.

Le Hamas a promis mercredi de combattre l'armée israélienne "jusqu'au dernier souffle" en cas d'offensive terrestre dans la bande de Gaza qui semblait se rapprocher après le rejet de propositions de trêve par Israël. "Au Hamas, nous sommes prêts à tous les cas de figure et nous combattrons jusqu'au dernier souffle", a déclaré le député Moushir Al-Masri, chef du groupe parlementaire du Hamas.

Au total, 400 Palestiniens, en majorité membres du mouvement islamiste Hamas, ont été tués, et quelques 2.000 blessés dans les attaques israéliennes depuis samedi, selon les services d'urgence à Gaza. Quatre Israéliens ont par ailleurs été tués par des tirs de roquettes qui ont atteint la ville de Beersheva à 40 kms de la bande de Gaza, et dont le nombre s'élève à plusieurs dizaines par jour, alors que l'armée avait évalué le risque à 200 roquettes par jour.

Publié le: 01/01/2009 à 11:10:20 GMT Source : AFP
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