Maroc

Portail Maroc

Militants socialistes cherchent parti désespérément - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Jour J au PS Dossiers » Jour J au PS
Militants socialistes cherchent parti désespérément
Militants socialistes lors du vote pour élire un Premier secrétaire, à Toulouse le 20 novembre 2008 (© AFP/Archives - Remy Gabalda)
Cliquer pour agrandir
PARIS (AFP) - "Désespérés", "désolés", "écoeurés"... Les militants socialistes se disent las des combats de leurs chefs.
Q: Quel constat tirent les militants sur le PS?

R: A la Fédération du Nord, Liliane Petrieux, 65 ans, se dit "désespérée". "Quand on pense qu'il y a tout le mouvement contre la casse de l'audiovisuel public et que nous, on est là à se battre et se regarder le nombril, c'est grave!", fulmine cette enseignante à la retraite.

Pour Erick Achouar, militant de l'Essonne depuis 20 ans -six à la commission des conflits et au service d'ordre- le PS est devenu "ingérable", n'est "plus un instrument de transformation sociale". "Le PS va mourir", prophétise-t-il.

Kader Selmi, 26 ans, militant depuis 2002 à Lyon, soutien de Benoît Hamon, se dit "triste" de "l'effet médiatique" des menaces judiciaires de Ségolène Royal. "On n'arrête pas de nous dire qu'on est divisés, qu'on ne travaille pas assez pour les gens. Tout ça ne va que renforcer dans cette idée".

Le maire du XIVème Pierre Castagnou, adhérent depuis 1975, lance: "si c'est ça le nouveau parti, je suis fier d'appartenir à l'ancien! On ne lave pas son linge sale à la télévision. C'est suicidaire".

Robert Chiche, 6O ans, ancien secrétaire de section de Niort dit découvrir "comme tous les militants, l'absence de démocratie réelle".

Ce dirigeant d'entreprise croit "que le parti reste solide, car c'est un parti d'élus. L'important n'est pas ce qui se passe sur le pont, c'est la quille. Il peut y avoir une mutinerie, l'important, c'est que le lest soit suffisant".

André Lafitte, 74 ans, commercial retraité (Nord), "désolé de voir toute cette pagaille", philosophe: "On en a vu d'autres. Ca va s'arranger grâce aux militants qui sont là pour construire un PS renouvelé".

Q: Envisagent-ils de quitter le Parti? Une scission?

R: Mme Petrieux "envisage" de partir: "Si c'est pour s'entredéchirer, il faut quitter le parti (...) C'est l'avis de beaucoup de militants de base: on est écoeurés par tous ces ego, on est triste et en colère".

Noniste convaincu lors du traité constitutionnel européen, M. Achouar dit s'apprêter à rendre sa carte pour rejoindre Jean-Luc Mélenchon.

Kader Selmi, lui, ne veut pas partir. "C'est ma logique d'engagement. A l'extérieur, on n'arrive pas à changer le système".

Thierry Dimbour (Gironde), se définit comme "un militant qui n'a pas voté pour la direction du parti et qui s'éloigne du PS. Ce qui se passe ne me donne pas envie d'y retourner".

Cependant, M. Lafitte garde espoir: "Comment faire autrement que se réconcilier? Je n'imagine pas la possibilité d'une scission (...) On va obligatoirement devoir remettre l'ouvrage sur le métier et se réorganiser. Les cicatrices, c'est vite oublié quand on a un tel chantier pour battre et combattre le gouvernement actuel".

Q: A qui la faute?

R: Pour Liliane Petrieux, "tout est la faute de Jospin. Avant, on votait pour des motions, on débattait sur des idées, même si des ténors se détachaient. Maintenant, il faut voter pour des personnes. Hollande n'a rien fait, il s'est contenté de gérer, c'est tout".

Mais Erick Achouar pense qu'il y a eu "rupture idéologique" "en 2005 lors du déchirement sur l'Europe, le parti adoptant une tendance +néo-libérale blairiste+".

Pour André Lafitte, "le PS a voulu pousser trop loin la démocratie pour parvenir à la désignation de ses responsables. Au niveau d'un parti, nous n'avons pas les moyens de mettre en place tous les dispositifs d'une élection officielle".

Loin d'un combat d'idées, "c'est un combat d'élus locaux qui veulent conserver leur place, leur fief et leurs avantages au prix du parti", déplore Thierry Dimbour.

Publié le: 25/11/2008 à 16:17:51 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Victoire à la Pyrrhus chez les premières dames du PS

» La crise au PS assombrit le bilan de François Hollande

» PS en crise: quand les internautes de gauche préfèrent...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz