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Dossiers » Sommet du G8 au Japon Dossiers » Sommet du G8 au Japon
Des mesures de sécurité draconiennes pour un sommet très privé
A l'entrée d'une route menant au site du Windsor Hotel à Toyako, au nord du Japon, le 5 juillet 2008 (© AFP - Nicolas Asfouri)
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TOYAKO (AFP) - Les dirigeants du G8 sont rassemblés dans un hôtel de luxe isolé sur les bords d'un lac du nord de Japon, protégés par des mesures de sécurité draconiennes tenant les manifestants à bonne distance.
Le Windsor Hotel, situé au sommet d'une colline sur les rives du lac Toya, une caldera volcanique circulaire avec une île en son milieu, est proche de la ville de Toyako qui compte environ 10.000 habitants. Sapporo, la plus grande ville de l'île septentrionale de Hokkaido où se tient le sommet, est distante de quelque 150 kilomètres.

Si les autorités japonaises ne peuvent pas contrôler l'humeur du volcan Usu, proche de Toyako, qui avait fait éruption en 2000 l'année où le Japon hébergeait le sommet du G8 à Okinawa (sud), ni les autres colères de la terre dans cette région propice aux séismes, elles ont pris toutes les précautions pour garder les manifestants à bonne distance.

Ceux-ci sont contenus à Sapporo et ne peuvent approcher du lac Toya. Pas plus que les journalistes d'ailleurs, rassemblés dans une station de ski, Rusutsu, à une cinquantaine kilomètres au nord de Toyako.

Quatre personnes ont été interpellées samedi lors d'incidents avec la police à Sapporo. Mais les manifestations, qui ont rassemblé quelque 5.000 personnes samedi selon les organisateurs, se déroulaient globalement dans le calme, très loin des dizaines de milliers de protestataires et des pluies de cocktails molotov qui avaient marqué le sommet de Heiligendamm (Allemagne) l'an dernier.

Quelque 21.000 policiers ont été déployés dans l'île de Hokkaido pour veiller à la sécurité des dignitaires invités.

Environ 20.000 autres policiers ont été envoyés en renfort à Tokyo, les autorités japonaises vivant dans la hantise d'un attentat spectaculaire dans la capitale pendant le sommet, comme ceux qui avaient frappé les transports en commun de Londres en plein sommet de Gleneagles (Ecosse) en 2005.

Aucun véhicule autre que les voitures de police et les bus de journalistes n'était autorisé à franchir les nombreux barrages qui verrouillaient le réseau routier des environs de Toyako. Les dirigeants, eux, étaient convoyés par hélicoptère entre l'aéroport de Sapporo et leur hôtel.

Pris dans l'étau sécuritaire, les habitants de la région prennent leur mal en patience. "Les affaires ne sont pas bonnes car en dehors des journalistes et des policiers, il n'y a aucun visiteur. Nous n'attendons pas grand chose de ce sommet", se plaint Kyoko Tateishi, gérante d'une supérette à Rusutsu.

Une zone d'exclusion aérienne a été déclarée dans un rayon de 46 km autour de l'hôtel, sous la surveillance d'avions-radar Awacs des "Forces d'autodéfense" nippones. Plusieurs navires de guerre, dont un destroyer équipé du système antimissile Aegis, croisent par ailleurs près des côtes de Hokkaido.

Cela devrait garantir aux dirigeants du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), et aux dirigeants de quatorze pays invités de la réunion de Toyako, une certaine tranquillité au milieu de cette région boisée et vallonnée du Japon, où le président américain George W. Bush espère pouvoir faire de la bicyclette tout-terrain, sport qu'il affectionne tout particulièrement.

Lors du sommet de Gleneagles en 2005, M. Bush avait légèrement blessé un policier britannique en le percutant après avoir dérapé sous la pluie avec son vélo. Le président lui-même s'était égratigné.

Publié le: 07/07/2008 à 10:17:15 GMT Source : AFP
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