Maroc

Portail Maroc

Le Mai 68 français, héritage d'une tradition révolutionnaire - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » 1968, année de révoltes Dossiers » 1968, année de révoltes
Le Mai 68 français, héritage d'une tradition révolutionnaire
Vue générale du grand défilé des étudiants et des salariés entre la République et la place Denfert Rochereau, à Paris, le 13 mai 1968 (© AFP/archives)
Cliquer pour agrandir
PARIS (AFP) - Mai 68, avec ses manifestations, ses barricades et ses grèves, s'inscrit dans une tradition révolutionnaire française, explique l'historien Michel Winock, auteur notamment du livre "La fièvre hexagonale: les grandes crises politiques de 1871 à 1968".
Question: Qu'est-ce qui caractérise le mai 68 français?

Réponse: C'était à la fois une révolte étudiante, c'était un mouvement révolutionnaire de la part des groupuscules qui n'étaient pas unifiés, c'était une crise sociale avec un mouvement de grève sans précédent, c'était une crise politique, c'était en plus de tout cela une révolution culturelle.

C'était un moment tout à fait extraordinaire de libération de la parole.

On a pu dire que les Français ont pris la parole comme leurs aïeux avaient pris la Bastille en 1789. On voit des gens s'exprimer sur tous les sujets, dans les entreprises, dans l'Eglise, dans l'armée même. Partout il y a une sorte de mouvement d'émancipation, de libération, dont le dénominateur commun c'est un mouvement anti-autoritaire.

On est dans l'ancienne France un peu traditionnelle, un peu autoritaire, et là tout vole en éclat, il y a l'affirmation de l'individu.

Cela a été une fête de libération individuelle, mais en même temps c'est un mouvement collectif. Chacun avait sa solution. C'est une des faiblesses du mouvement puisqu'il n'y a pas d'objectif qui puisse unifier tous ces gens sur un mot d'ordre.

Q: Qu'est-ce qui fait la différence avec les autres pays?

R: Dans le monde entier on a eu des mouvements étudiants. Mais en France, chose extraordinaire, c'est l'ensemble des catégories sociales qui sont affectées par ce mouvement.

Si on compare avec les autres pays, on s'aperçoit que le changement de moeurs au fond a lieu dans tous les pays d'occident. 68, c'est moins une innovation qu'un moment de cristallisation, où tous les problèmes de la société se mettent à se condenser sur quelques semaines. Ailleurs, ça se fait sans barricades, là est la spécificité française.

Q: Mai 68 s'inscrit dans une tradition révolutionnaire française?

R: Bien sûr. Notre vie politique est née de la révolution de 1789. La révolution de 1789 et des années suivantes a instauré dans la vie politique le conflit pratiquement structurel. Nous sommes dans un pays qui a vécu depuis deux cents ans sur ce modèle d'affrontement permanent. Cet affrontement ne donne pas toujours pour résultat des barricades mais il est observable dans notre difficulté à négocier, à trouver des consensus.

Nous avons en France un culte de la révolution. Nous battons le record du monde de manifestations, il y en a plus de 1.000 par an à Paris. Quel est le pays où l'on observe cela ? Aucun. C'est un héritage de l'histoire. En France, l'esprit de contestation, de manifestation est comme dans les gènes.

Publié le: 19/04/2008 à 09:02:52 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Dans la Pologne communiste aussi, des étudiants ont...

» 1968 en Tchécoslovaquie: Marta Kubisova, voix étouffée...

» L'Italie en 1968: un "mai rampant" qui a réuni étudiants...

» Avec 1968, l'Allemagne dynamite ses tabous et...

» 1968, l'une des années les plus turbulentes de...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2008 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz