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Dossiers » Euthanasie: l'affaire Sébire Dossiers » Euthanasie: l'affaire Sébire
Leonetti: ne pas toujours poursuivre les auteurs "d'homicides par compassion"
Le député Jean Leonetti (UMP), le 20 mars 2008 à Antibes (© AFP - Valery Hache)
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PARIS (AFP) - Le député UMP Jean Leonetti, chargé d'évaluer sa propre loi de 2005 sur l'accompagnement en fin de vie, a plaidé vendredi pour ne pas poursuivre les auteurs d'"homicides par compassion", dans certains cas d'euthanasie, dans une allusion à l'affaire Chantal Sébire.
"Inscrire dans la législation française un droit à mourir serait non recevable, puisqu'en contradiction avec la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme", rappelle dans un chat sur lemonde.fr, le député des Alpes-Maritimes.

"En revanche, rien n'interdirait des dispositions spécifiques de dépénalisation de l'acte homicide dans des circonstances compassionnelles, qui mériteraient alors d'être codifiées et précisées", ajoute-t-il.

Rappelant l'exemple néerlandais, il se dit "favorable à ce que des instructions soient données au parquet pour que, dans certaines circonstances d'homicide par compassion, avec l'aide possible d'experts demandée par le juge d'instruction, on puisse, comme cela a été le cas dans l'affaire Humbert, ne pas poursuivre les auteurs de ces actes".

Marie Humbert avait bénéficié d'un non-lieu après avoir aidé avec un médecin son fils tétraplégique à mourir en 2003.

"L'euthanasie active n'existe pas, puisqu'il n'y a pas d'euthanasie passive. Seule l'euthanasie existe, et elle pourrait être définie, justement, par la mort donnée par compassion, le plus souvent par un médecin, à un malade qui le réclame en raison de souffrances intolérables", explique-t-il encore.

"Chantal Sébire était dans une situation que l'on peut beaucoup plus rapprocher d'une demande de suicide assisté que d'une euthanasie active", affirme-t-il.

Retrouvée morte mercredi, Chantal Sébire, qui souffrait depuis plusieurs années d'un "esthesioneuroblastome", avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie.

Conformément à la législation en vigueur, la justice avait rejeté lundi sa requête. La justice a écarté vendredi l'hypothèse d'une mort naturelle, tout en reconnaissant que les causes précises du décès restaient à déterminer.

Publié le: 21/03/2008 à 19:26:17 GMT Source : AFP
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