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Larmes, amertume et combativité: ambiance survoltée au siège du PS
Les partisans de Ségolène Royal, devant le siège du PS rue de Solférino à Paris le 6 mai 2007 (© AFP - François Guillot)
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PARIS (AFP) - "J'entre en résistance!", "je perds tout courage!": entre larmes, amertume, colère mais aussi combativité, les milliers de sympathisants de gauche massés devant le siège du PS à Paris ont accueilli dans une ambiance survoltée l'échec de Ségolène Royal à la présidentielle.
"Merci Ségolène, ne nous abandonne pas, le combat continue!", la foule a manifesté avec ferveur son soutien à la candidate vaincue, entonnant la Marseillaise alors qu'elle venait de les remercier depuis une terrrasse de l'immeuble du PS, rue de Solférino.

"Vous êtes magnifiques, j'ai besoin de vous, car le mouvement continue ! lançait Ségolène Royal. "Sarko, facho, démago ! Ségolène, Ségolène !" répondait la foule galvanisée. La candidate est restée de longues minutes à saluer la foule après lui avoir parlé. "Quand on y goûte, on ne s'en lasse pas de la ferveur!", ironise un militant.

Pourtant en fin d'après-midi, l'ambiance était plutôt morose, au fur et à mesure que les premières estimations parvenaient aux militants. "J'éprouve une immense tristesse! c'est l'échec de tous les socialistes", déclarait Pierre Moscovici, les yeux rougis de fatigue à la sortie du Bureau national.

Chacun tentait de se rassurer puis, à l'annonce officielle des résultats, une immense clameur de tristesse s'est élevée dans la rue de Solférino barrée à la circulation et où un immense écran relayait les soirées électorales. Au moment du verdict, des dizaines de militants, baissant leurs pancartes, portant le portrait de la candidate, éclatent en sanglots, d'autres se prennent la tête dans les mains.

Une supportrice de Ségolène Royal en pleurs à Paris après la défaite de la candidate socialiste le 6 mai 2007 (© AFP - François Guillot)
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"De l'odeur à la karchérisation, nous aussi on peut être fiers, on a notre George Bush", lance dépité Moussa, 34 ans, chômeur.

Les militants à l'intérieur du siège du PS écoutent pétrifiés et sans réaction la première intervention de la candidate socialiste, peu après 20h00, depuis la maison de l'Amérique Latine, tout près du siège du PS.

"Il faut reconnaître la défaite", lance Daniel Vaillant, ancien ministre. "L'heure n'est pas aux règlements de compte, mais le parti va devoir se moderniser", déclare le député européen Henri Weber.

Puis peu à peu, au fur et à mesure que les dirigeants socialistes apparaissent sur les écrans, tirant le bilan de la défaite mais se projetant sur les prochaines législative, militants et sympathisants reprennent du poil de la bête. Ils commencent à s'enthousiasmer, scandant "Ségolène, Ségolène".

"Les choses sont claires maintenant, la gauche va devoir bien travailler et moins se diviser", se console Ibrahim.

"J'espère trouver le courage de me lever chaque matin pour aller enseigner dans mon collège de ZEP de Sarcelles, pour donner aux enfants l'espoir dans une France qui va maintenant faire place aux inégalités, au racisme", explique Aïcha, 27 ans. "Je ne compte pas en rester là", assure-t-elle.

"Aujourd'hui on est dans la rue et cela va se reproduire très souvent", avertit Ludivine, 26 ans. "Je n'arrive pas à être triste, je suis époustouflée par la candidate, tant pis pour les Français, s'ils sont masos", renchérit Monique, 61 ans, nouvelle adhérente du PS.

Publié le: 06/05/2007 à 21:04:31 GMT Source : AFP
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