Maroc

Portail Maroc

La joie et la prudence mêlée d'inquiétude de Tunisiens de Marseille - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Tunisie: le départ de Ben Ali Dossiers » Tunisie: le départ de Ben Ali
La joie et la prudence mêlée d'inquiétude de Tunisiens de Marseille
Manifestations contre le président tunisien Ben Ali à Marseille, le 12 janvier 2011 (©  - Gerard Julien)
Cliquer pour agrandir
MARSEILLE (AFP) - Des Tunisiens de Marseille, mobilisés depuis plusieurs jours eux aussi contre le régime de Ben Ali, laissaient éclater leur joie vendredi soir après l'annonce du départ du président tunisien, tout en restant prudents voire inquiets sur l'avenir immédiat du pays.
"Je suis très heureux pour le peuple tunisien", commentait Tarek Klabi, du collectif Solidarité Maghreb formé dans l'urgence il y a peu. "Mais je suis prudent, et on maintient la pression : la transition ne doit pas être assurée par des gens du gouvernement Ben Ali mais des gens choisis par les Tunisiens", insiste ce technicien franco-tunisien de 30 ans.

Kamel Yousfi, formateur en mathématiques tunisien de 44 ans, se réjouit : "Ce qui se passe est historique : un chef arabe tombe sous la pression de son peuple, on peut être fier d'être Tunisien".

Mais il craint que Ben Ali cherche à "jouer une dernière carte", notamment si le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui assure l'intérim, "arrive à calmer le jeu pendant quelques semaines".

Un rassemblement restait prévu, "plus que jamais", samedi à Marseille, mélange de fête et de manifestation.

Depuis début janvier, ils étaient plus nombreux à faire entendre leur voix contre le régime, même si beaucoup préfèrent ne pas s'exprimer au sein de la communauté tunisienne de Marseille, deuxième de France après Paris (46.000 ressortissants dans les Bouches-du-Rhône, selon le consulat).

"Avec tout ce qui s'est passé, j'ai aujourd'hui vaincu ma peur de parler", expliquait cette semaine Kamel Yousfi, préparant la manifestation de samedi au siège de Radio Galère, QG du collectif.

"Quand on voit les cadavres tomber, on ne peut que réagir", disait-il, soulagé d'avoir trouvé "l'occasion de dire sa souffrance tue de longue date".

Parti de Tunisie en 1987, il décrit un système où la critique n'était pas permise, la corruption qui anéantit toute chance de réussir pour celui sans moyens, et encore en France l'angoisse de se sentir sous surveillance.

La révolte sans précédent qui secoue son pays natal et que pratiquement tous aujourd'hui appellent "révolution", depuis l'immolation mi-décembre d'un marchand de rue à Sidi Bouzid, l'a "bouleversé" : "Je me suis dit qu'on pouvait surmonter notre peur". Peur que la famille soit inquiétée, peur de rencontrer des obstacles pour rentrer au pays...

Un premier rassemblement marseillais avait réuni une centaine de personnes dimanche. Mercredi, elles étaient entre 700 et 1.000, devant le consulat. "On n'a plus le droit d'avoir peur", disait un jeune manifestant, Abdesslem Bayaoui.

Le déclic s'explique par le ras-le-bol du peuple envers son président, selon Shrif, venu en France comme réfugié politique en 2003.

Vendredi soir ce journaliste était sur Radio Galère pour commenter les événements en direct. "En 72 heures, j'ai dormi deux heures et demi. Emotionnellement, c'est violent".

Pour lui, "il y a deux réalités claires : Ben Ali n'est plus au pouvoir, et il y a un coup d'Etat illégitime mené par l'ex-Premier ministre", qui assure l'intérim contrairement à ce que prône la Constitution.

"C'est la joie, j'ai l'espoir de pouvoir retourner en Tunisie sans être harcelé", dit Me Salim Moussa, du barreau de Marseille. "En même temps, j'ai peur que certains profiteurs cherchent à détenir le pouvoir abusivement".

Connectés en permanence, les Franco-Tunisiens suivent les événements minute après minute. "Je suis devenu accro à internet, je n'arrive plus à travailler", raconte Me Moussa.

Kamel Yousfi a ouvert un compte sur Facebook. Ce réseau, "c'est la révolution qui a aidé le peuple tunisien, un moyen incontrôlable par le régime".

Publié le: 14/01/2011 à 19:52:44 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Ben Ali a quitté la Tunisie, le Premier ministre assure...

» Tunisie: le président en fuite Ben Ali arrive à Jeddah,...

» Fiche technique de la Tunisie

» Fuites de chefs d'Etat sous la pression populaire :...

» EN DIRECT: Ben Ali quitte le pouvoir en Tunisie

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2018 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz