Maroc

Portail Maroc

En Irak, les soldats américains font pâle figure après l'élection d'Obama - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers »  Barack Obama président des Etats-Unis Dossiers » Barack Obama président des Etats-Unis
En Irak, les soldats américains font pâle figure après l'élection d'Obama
Un soldat américain basé en Irak regarde à la télévision la nuit électorale aux Etats-Unis, le 5 novembre 2008 à Tikrit (© AFP - Gianluigi Guercia)
Cliquer pour agrandir
CAMP SPEICHER (AFP) - Quand la chaîne CNN annonce mercredi que la Pennsylvanie est attribuée à Barack Obama, un soldat américain lance un "c'est plié" à ses camarades dépités. Autour, des militaires noirs américains sourient mais n'en rajoutent pas.
Au petit matin, le "main dfac", le principal réfectoire de Speicher, une base militaire américaine dans le nord de l'Irak, se remplit de soldats de retour ou sur le départ pour une mission. Deux écrans plats retransmettent la nuit électorale alors qu'ils prennent le petit-déjeuner.

Près de 6.000 militaires sont déployés sur cette base proche de Tikrit, la région natale de l'ancien dictateur Saddam Husseïn.

"Notre heure est venue, les gars", lance goguenard un jeune soldat noir de la 101e Division aéroportée à ses camarades d'unité.

La télévision montre des dizaines de milliers de personnes agglutinées à Chicago pour écouter avec ferveur le candidat démocrate.

Soumis au devoir de réserve devant la presse sur ordre de l'état-major, les soldats se méfient des journalistes et au fond s'intéressent peu à l'élection.

"Je n'aime pas les politiciens, même si c'est un mal nécessaire. Je ne suis pas pressé de savoir où ils vont m'envoyer après l'Irak", dit John Rodgers, du Nouveau Mexique, qui vient de prier avant d'attaquer bacon, muesli et banane.

Dehors, des soldats sortent de leur véhicules blindés et se hâtent vers l'entrée. Au loin, des militaires courent sur un stade désaffecté. Les hélicoptères blackhawk commencent leur ballet aérien. A l'horizon, le soleil est rouge.

A l'arrêt de bus du "main dfac", Maggie, un infirmière militaire sautille pour se réchauffer, sa M-16 en bandoulière.

"D'habitude, je vote républicain, mais je déteste vraiment Sarah Palin (la colistière du candidat républicain John McCain). Alors, j'ai voté Obama, même si je ne suis pas complètement convaincue", dit-elle sans enthousiasme.

Selon un officier américain de haut rang interrogé récemment par l'AFP et qui a tenu à garder l'anonymat, les deux-tiers des soldats déployés en Irak ont voté en faveur de John McCain.

Dans le bus, le chauffeur, Kareem, affiche un large sourire. Ce grand noir d'une cinquantaine d'années et originaire de Houston (Texas), sent la victoire proche, la radio de l'armée américaine diffusant de la musique country sans flash d'information.

"On va enfin l'avoir notre président afro-américain ! Les blancs ont eu 43 présidents, ils peuvent bien nous en laisser un", estime cet Américain travaillant pour KBR, la principale compagnie privée utilisée par l'armée américaine en Irak.

07H00 du matin. Au nord de Speicher, une sergente et un soldat discutent de la mission prévue. "Tu as vu ? Obama a gagné, il a eu l'Etat de Virginie", lance le soldat.

"Diable!" répond la sergente en se frappant la poitrine avec le poing.

"Ca va être l'enfer pour l'armée", dit-elle. "Oui, c'est un sacré mauvaise nouvelle", dit le soldat.

Durant la nuit, personne n'est resté au réfectoire pour suivre les résultats. Seul, le soldat John Irvin regarde CNN qui doit annoncer à 02H00 du matin les premiers sondages sortie des urnes.

Autour de lui, cuisiniers pakistanais et gardes ougandais regardent avec intérêt la chaîne de l'armée américaine, AFN News, qui reprend les informations de CNN et de Fox News.

Au moment où les premières estimations doivent tomber, le chaîne interrompt brusquement la diffusion de CNN pour retransmettre un programme du Pentagone.

John Irvin laisse échapper un juron. "Mais qu'est ce qu'ils foutent ?"

Déployé en Irak depuis une dizaine de mois, il n'a pas voté. "Je n'aime ni McCain ni Obama, mais j'aimerais quand même savoir", dit-il en ramassant son M-16 et en remettant sa casquette. "Je n'ai pas la télévision dans ma tente. Il va falloir attendre le matin pour savoir".

Publié le: 05/11/2008 à 08:57:49 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Malgré quelques accrocs, un fiasco électoral évité

» Sarah Palin refuse d'endosser la responsabilité de la...

» Quel avenir politique pour le républicain John McCain?

» Obama a remporté 52% des voix au niveau national, McCain 46%

» Obama, le premier président noir élu, face à des défis...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz