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Irak, processus de paix, Iran: les grands chantiers d'Obama au Moyen-Orient
Des policiers irakiens suivent la soirée électorale américaine à la télévision, le 4 novembre 2008 à Bagdad (© AFP - Ali Yussef)
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BAGDAD (AFP) - George Bush avait promis la liberté pour le "Grand Moyen-Orient". Son successeur, le démocrate Barack Obama, hérite d'un chantier aussi vaste que complexe avec un Irak en guerre, un processus de paix israélo-palestinien au point mort et un Iran en pleine nucléarisation.
Dans un contexte de "guerre globale contre le terrorisme", consécutive aux attentats du 11-Septembre, l'administration Bush avait fixé pour objectif d'imposer la démocratie au Moyen-Orient, si besoin par la force.

Voici un tour d'horizon des principaux dossiers régionaux:

IRAK

Barack Obama a promis de mettre fin au conflit "de façon responsable" en 16 mois. Opposé à des bases permanentes, il est prêt à l'envoi ponctuel de troupes en cas de catastrophe ou de génocide.

Cinq ans et demi après le début de la guerre, le niveau de violences a nettement chuté en 2008 mais la situation reste fragile et la sécurité n'a pas été rétablie sur l'ensemble du territoire. La classe politique irakienne demeure en outre fortement divisée selon des clivages ethniques et religieux.

Le nouveau président américain devra gérer la mise en oeuvre d'un éventuel accord sur l'avenir de la présence américaine en Irak. Cet accord bilatéral, baptisé SOFA (Status Of Forces Agreement), doit fixer les conditions de la présence militaire américaine après décembre 2008, à l'expiration du mandat accordé par l'ONU.

Si Washington et Bagdad ne concluent pas un accord avant le 31 décembre, et si l'ONU ne votait pas un nouveau mandat pour les forces américaines, le président se trouverait dans une situation délicate où la présence de près de 145.000 militaires américains en Irak n'aurait aucun fondement légal.

Une autre mission sera d'organiser le retrait de ces troupes, sans compromettre les succès obtenus sur le plan de la sécurité.

PROCESSUS DE PAIX ISRAELO-PALESTINIEN

Les Etats-Unis avaient relancé en grande pompe en novembre 2007 à Annapolis, près de Washington, un processus de paix israélo-palestinien que M. Bush a longtemps ignoré.

Un an après cette conférence, l'accord de paix israélo-palestinien, censé être signé avant la fin 2008, paraît toujours aussi lointain.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exclu qu'un accord puisse être signé avant fin décembre, d'autant que les négociations sont désormais suspendues à la formation d'un nouveau gouvernement israélien, après les élections législatives du 10 février.

Les Palestiniens espèrent une implication américaine accrue. Israël, lui, entend préserver ses liens privilégiés avec les Etats-Unis, indépendamment de l'issue de la présidentielle.

IRAN

Le programme nucléaire de Téhéran, le rôle de l'Iran en Irak et son soutien au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien sont les principales pommes de discorde entre Washington et la République islamique.

Les Etats-Unis, qui n'entretiennent plus de relations avec l'Iran depuis 1980, sont depuis 2003 à la pointe d'une campagne pour amener ce pays à suspendre son programme nucléaire.

Ils accusent Téhéran de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme civil, ce que les Iraniens démentent.

Le Conseil de sécurité a déjà adopté cinq résolutions, dont trois assorties de sanctions, exigeant de l'Iran qu'il suspende son programme d'enrichissement d'uranium.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a laissé peu d'espoir quant à une évolution rapide des relations avec Washington, déclarant la semaine dernière que "la haine" du gouvernement américain était "profonde".

GOLFE

Le nouveau président devra pérenniser les précieuses alliances avec les monarchies du Golfe, dont certaines sont le siège de bases militaires américaines, capitales pour le maintien de l'influence des Etats-Unis dans la région.

En pleine tourmente financière mondiale, l'importance stratégique de cette région réside en outre dans ses richesses pétrolières. Les six monarchies du Golfe possèdent 45% des ressources du globe, et fournissent un cinquième de l'offre globale.

Publié le: 05/11/2008 à 05:45:56 GMT Source : AFP
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