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Dossiers » Primaire démocrate en Pennsylvanie Dossiers » Primaire démocrate en Pennsylvanie
Hillary Clinton joue à quitte ou double en Pennsylvanie
Hillary Clinton sur mle campus de l'université de Pennsylvanie (© AFP/Getty Images - Joe Raedle)
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WASHINGTON (AFP) - La prétendante démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton jouera à quitte ou double ses ambitions présidentielles mardi, à l'occasion de la primaire démocrate de Pennsylvanie.
La sénatrice de New York est devancée dans la course à l'investiture par son rival Barack Obama, qui a gagné dans davantage d'Etats, compte plus de délégués que Mme Clinton et a engrangé plus de voix.

Une victoire en Pennsylvanie est donc non seulement impérative pour Mme Clinton, mais elle doit être la plus large possible. Plus elle creusera l'écart avec son rival, plus elle aura de chances de rattraper son retard en nombre de délégués.

Le gouverneur du New Jersey, Jon Corzine, un partisan de Mme Clinton, a expliqué sur MSNBC que la sénatrice avait besoin d'une large victoire en Pennsylvanie pour rester à flots sinon, a-t-il dit, ce sera "la fermeture de la porte".

Les délégués sont attribués à la proportionnelle et pour rejoindre son rival, Mme Clinton a besoin d'obtenir au moins 65% des voix au cours des dix prochaines primaires. Elle n'a atteint ce score qu'une seule fois (dans l'Arkansas) au cours des quelque 40 dernières consultations.

Une large victoire en Pennsylvanie pourrait surtout aider à convaincre les "super délégués" (des caciques et des élus du parti démocrate) qu'elle aurait plus de chances de battre le républicain John McCain lors de l'élection présidentielle de novembre.

Environ 800 "super délégués" siègeront à la Convention démocrate. Libres de leur choix, leurs voix seront décisives dans le choix du candidat démocrate.

Depuis des semaines, le camp Clinton explique que sa championne a certes gagné dans moins d'Etats que M. Obama, mais qu'elle a gagné les "grands" Etats qui compteront lors de la présidentielle, comme New York, le New Jersey et la Californie. Il souligne également que Mme Clinton a gagné dans des Etats ayant voté républicain en 2004 mais qui sont susceptibles de basculer en novembre: Nouveau-Mexique, Ohio, Floride.

"Si M. Obama ne peut pas gagner en Pennsylvanie, ce sera un nouveau signe qu'il est incapable de gagner dans les grands Etats que les démocrates ont besoin de conquérir pour gagner en novembre", a expliqué l'un de ses principaux conseillers, Howard Wolfson.

L'autre angle d'attaque du camp Clinton a été de mettre en doute les capacités de M. Obama, sénateur depuis seulement 2005, à occuper les fonctions de président des Etats-Unis. La sénatrice de New York insiste sur son "expérience" qu'elle oppose à la supposée "naïveté" de M. Obama.

Mais Mme Clinton a elle-même réfuté cet argument lors d'un débat télévisé. Interrogée pour savoir si M. Obama pouvait être élu président en novembre elle a répondu: "oui, oui, oui".

Le dernier espoir de Mme Clinton est que les électeurs démocrates sanctionnent M. Obama pour l'affaire des sermons jugés anti-américains de son ex-pasteur ou ses récents commentaires sur "l'amertume" des gens des petites villes, victimes de la crise, qui, selon les mots du sénateur, "se raccrochent" à la religion ou aux armes à feu. Ces paroles ont servi à Mme Clinton (et à M. McCain) pour dénoncer "l'élitisme" supposé de leur adversaire.

Mme Clinton a également mis en lumière des liens remontant à une vingtaine d'années entre M. Obama et un ancien militant radical d'extrême-gauche... actif quand M. Obama avait huit ans.

Mais les sondages montrent que c'est Mme Clinton, prise en flagrant délit de mensonge à propos d'un soi-disant danger qu'elle encourait lors d'un voyage en Bosnie en 1996, qui a perdu de sa crédibilité.

Deux sondages publiés cette semaine ont montré que Mme Clinton était considérée comme ni honnête, ni digne de confiance par une majorité d'électeurs démocrates.

Publié le: 21/04/2008 à 15:12:27 GMT Source : AFP
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