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Pour garder les enfants, système D à l'école et à la maison
Un jour d'école (© AFP/Archives - Mychèle Daniau)
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PARIS (AFP) - Myriam, femme de ménage, ira travailler avec sa fille de quatre ans. Sofia a déposé l'aîné, 10 ans, chez sa grand-mère et Ana a laissé sa fille de six ans à l'école, qui s'est organisée pour garder les enfants: face à la grève dans l'Education, c'est système D à tous les étages.
Myriam, 24 ans, femme de ménage à Créteil (Val-de-Marne) n'avait pas d'autre solution que de prendre Corinne, 4 ans et demi sous le bras.

"Heureusement, là, on a pu s'asseoir", témoigne-t-elle, jointe sur son portable dans le métro parisien aussi en grève, après une heure d'attente pour monter dans une rame et quitter la banlieue sud-est, destination le 5e arrondissement de Paris. Sa fille, scolarisée en moyenne section à l'école du Jeu de Paume à Créteil, passera la journée avec elle.

Pendant ce temps, Ana del Claux, 39 ans, mère au foyer du 5e arrondissement a pu déposer Maria, six ans, en CP à l'école primaire de la rue de Pontoise. A l'entrée, un panneau signé Se-Unsa annonce que l'établissement est en grève. Mais seuls trois enseignants n'iront pas travailler et les autres se débrouilleront pour garder les enfants, répartis par classe.

C'est plus compliqué à la maternelle toute proche de la rue de Poissy, où Ana a été priée de repartir avec Léon, le petit, faute de personnel suffisant.

De l'autre côté de la Seine, dans le 4e, Paola Vrzovic, employée à mi-temps au CNRS et mère de deux enfants de trois et sept ans, a elle décidé de travailler à la maison.

La maternelle de la rue Fauconnier est complètement fermée et à l'école primaire, rue Neuve Saint Pierre, seuls deux professeurs assurent des cours. "Chacun se débrouille comme il peut": après tout, "personne ne se rend compte du malheur des autres tant qu'ils ne crient pas", dit-t-elle, solidaire du mouvement.

Chez les Perrin, à Lyon, c'est également la débrouille.

Devant l'école Jarente, dans le 2e arrondissement, Thierry Perrin, père de trois enfants, une fille de 20 mois dont la garderie est en grève, et les deux aînés, en CP et CM2, qui n'ont pas de cantine, explique: "normalement je travaille de 8H00 à 16H00, mais aujourd'hui, je travaillerai seulement cet après-midi, et mon épouse travaille seulement ce matin, pour qu'on puisse se relayer à la maison".

Colas Bertin, assistant pédagogique à l'école Jarente, est en grève lui aussi, mais il assure tout de même l'accueil des enfants devant l'école avant d'aller manifester. "Pour mes deux enfants, leur école est fermée, alors ils sont aujourd'hui chez leurs grands-parents", explique-t-il.

Plus à l'Est, Sofia Ehc-Chabel, de Strasbourg, peine à réprimer son agacement. Mardi matin, elle a été mise devant le fait accompli. "Pour mon fils le plus âgé (Rayane, 10 ans ndlr), j'ai su que l'école était en grève ce matin. J'étais au pied du mur. Heureusement que j'ai ma maman", témoigne cette secrétaire de 36 ans, d'un service médical en CDD, également jointe par téléphone.

"Chacun a le droit de grève. Mais il faudrait au moins un service minimum. Je suis en CDD, ce n'est pas évident. Je ne peux pas demander des jours comme ça".

Publié le: 20/11/2007 à 10:54:11 GMT Source : AFP
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