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France: ouverture de négociations, climat alourdi par des sabotages
Affluence dans le métro le 21 novembre 2007 station gare Saint-Lazare à Paris (© AFP - Martin Bureau)
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PARIS (AFP) - Des négociations se sont ouvertes mercredi en France laissant entrevoir une issue au conflit dans les transports, après une semaine de grève, mais le climat a été alourdi par des actes de vandalisme dans les chemins de fer qui ont souligné les risques de dérapage.
A l'issue de cette première réunion, le syndicat majoritaire à la SNCF (chemins de fer), la CGT-cheminots, a estimé que "des premiers points avaient été marqués". La CFTC et la CFE-CGC cheminots, respectivement 5e et 8e organisations syndicales à la SNCF, ont appelé à la fin de la grève et l'Unsa (3e syndicat) a dit s'attendre à une "nette reprise" du travail.

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La présidente de la SNCF (Société nationale des chemins de fer français), Anne-Marie Idrac, qui a annoncé des "engagements immédiats", s'est elle dite "satisfaite".

Ces premières discussions tripartites entre syndicats, gouvernement et entreprises s'étaient ouvertes dans la matinée à la RATP (métro, autobus) et dans l'après-midi à la SNCF.

Parmi les mesures envisagées, des augmentations de salaire ou la création de retraites complémentaires pourraient compenser l'allongement de la durée de cotisations de 37,5 à 40 ans, une mesure sur laquelle le gouvernement refuse de revenir.

Mardi, le président Nicolas Sarkozy avait rappelé sa détermination à ne "pas céder" sur la réforme des régimes spéciaux de retraite au coeur du conflit, et demandé une reprise rapide du travail.

Un homme dégage des câbles sabotés, à Varrèdes à l'est de Paris (© AFP - Stephane de Sakutin)
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Les syndicats sont d'accord pour discuter: les usagers sont de plus en plus exaspérés et les responsables économiques multiplient les messages alarmants sur les conséquences de la grève. Mais ils doivent composer avec un noyau dur de grévistes qui souhaitent au contraire une radicalisation du conflit.

La tension est montée d'un cran mercredi matin avec l'annonce d'actes de vandalisme qui ont visé les voies des trains à grande vitesse (TGV), dont le trafic est supérieur à celui des autres trains.

Les syndicats ont unanimement dénoncé les exactions. Le premier d'entre eux, la CGT (Confédération générale du travail), à la pointe de la mobilisation, a condamné des "actes inqualifiables commis par des lâches".

Des câbles ont été incendiés et des commutateurs de signalisation fermés. Au total, 18 plaintes pour "dégradations" de matériel ferroviaire ont été déposées.

Le Premier ministre François Fillon les a qualifiées devant les députés d'"actes criminels", promettant des "sanctions très sévères".

Le président Sarkozy a également fait savoir qu'il souhaitait que les coupables soient rapidement retrouvés et "punis avec la plus extrême sévérité".

Marquant un essoufflement du mouvement, sur lequel table d'ailleurs le pouvoir, le taux de grévistes était à nouveau en baisse mercredi: 22,8% à la SNCF, selon la direction, contre 64% au premier jour du conflit le 14 novembre.

La prochaine table ronde à la SNCF sur la réforme des régimes spéciaux de retraite aura lieu le 29 novembre et la réunion "conclusive" est programmée pour le mardi 18 décembre.

La SNCF prévoyait un trafic encore "perturbé" jeudi malgré une "reprise significative" avec notamment 2 TGV sur 3 en circulation. Le métro parisien devait encore tourner au ralenti avec un métro sur 3 ou 4.

Dans son bras de fer avec les syndicats, M. Sarkozy dispose a priori de l'appui de l'opinion - 68% des Français jugent que la grève n'est pas justifiée, selon un dernier sondage. Mais il doit faire face à une mobilisation sociale de plus en plus large.

Des centaines de milliers de fonctionnaires s'étaient mis en grève mardi, notamment dans l'éducation, pour protester contre des suppressions de postes et la baisse de leur pouvoir d'achat.

Leur mouvement, soutenu par une majorité de Français contrairement à celui dans les transports, s'est accompagné d'importantes manifestations. M. Sarkozy en a tenu compte en promettant des "initiatives pour répondre à l'angoissante question du pouvoir d'achat, de la croissance et de l'emploi".

Publié le: 21/11/2007 à 20:03:07 GMT Source : AFP
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