Maroc

Portail Maroc

Les Français atténuent le succès de l'UMP et redonnent espoir à la gauche - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Les élections législatives françaises Dossiers » Les élections législatives françaises
Les Français atténuent le succès de l'UMP et redonnent espoir à la gauche
 (© AFP)
Cliquer pour agrandir
PARIS (AFP) - Les Français ont donné à Nicolas Sarkozy la majorité qu'il leur demandait, mais en opérant une très forte correction par rapport à leur choix du premier tour, au profit du PS, qui ressort plus fort de ces élections que dans la précédente législature, et au-delà, de toute la gauche.
Sous la Ve République, il est exceptionnel qu'un second tour inverse la tendance du premier, comme cela a été le cas ce dimanche. Un seul cas depuis 1958: le deuxième tour des législatives de 1978, où la gauche donnée largement victorieuse après le premier tour, avait finalement connu la défaite une semaine plus tard, Valéry Giscard d'Estaing gardant la majorité.

Certes l'UMP conserve dans la nouvelle Assemblée, et très largement, la majorité absolue qu'elle détenait déjà, ce qui n'était arrivé jusqu'à présent que trois fois sous la Ve République (1968, 1981 et 2002). Cependant ce succès reste relatif.

Le parti sarkozyste aura à lui seul plus de 300 députés, alors qu'il lui suffisait de 289 pour être majoritaire seul, mais il en perdrait une trentaine par rapport à l'Assemblée sortante. En outre ses alliés du Nouveau Centre n'étaient pas assurés de franchir la barre des 20 élus nécessaires à la constitution d'un groupe.

Le PS et ses alliés gagnent plus de 50 sièges par rapport à 2002. Compte tenu de l'élection dès le 10 juin de 109 députés UMP-Nouveau Centre-MPF, la gauche se paie même le luxe une semaine plus tard de faire jeu égal avec la droite en gagnant près de la moitié des 467 sièges encore en jeu.

Même le tout jeune MoDem de François Bayrou, a qui était promis un seul élu, devrait en avoir au moins quatre.

Ce retournement de l'électorat, qui a transformé le tsunami bleu annoncé en petite vague, n'avait été pronostiqué par aucun institut de sondage, malgré une légère progression de la gauche dans les dernières projections.

Ce rebond de la gauche est d'autant plus surprenant qu'il intervient sur fond de dissenssions étalées au grand jour au PS, encore sonné par l'échec de sa candidate Ségolène Royal à la présidentielle, et en pleine crise de leadership et de projet.

Il se produit en outre alors que le taux global de participation n'a pas évolué entre les deux tours, et qu'avec plus de 40% d'abstention, un nouveau record pourrait être battu sous la Ve République.

Les premières données brutes semblent toutefois indiquer qu'on a moins voté ce dimanche dans les zones de force de la droite, comme l'Alsace et toute la façade est de la France, que celles où le PS est traditionnellement fort ou qui avaient donné le dessus à Ségolène Royal le 6 mai.

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce coup de théâtre.

Assommés par les chiffres de plus de 400 et jusqu'à 500 députés pour la seule UMP pronostiqués au soir du premier tour par les sondeurs, les Français pourraient avoir eu peur d'une majorité trop massive.

Selon un sondage LH2 au soir du 10 juin, ils n'étaient que 25% et même 57% seulement des sympathisants UMP à souhaiter une majorité absolue de droite à l'Assemblée.

Le PS et François Bayrou n'avaient d'ailleurs tout au long de la campagne cessé de mettre en garde contre une hégémonie bleue et une hyperconcentration des pouvoirs aux mains d'un seul homme et d'un seul parti, à même de transformer le Parlement en docile chambre d'enregistrement.

Mais ce sont aussi les craintes liées au programme du gouvernement Fillon et notamment l'instauration d'une TVA sociale, projet repoussé par 60% de l'opinion publique, selon CSA, qui ont pu alimenter la défiance de l'électorat.

Le PS l'avait d'ailleurs perçu, axant toute sa campagne du second tour sur les menaces contre le pouvoir d'achat contenues, selon lui, dans cette réforme.

Cette embellie pour la gauche permet à plusieurs ténors socialistes, notamment des proches de Ségolène Royal, menacés au soir du 10 juin, de sauver leurs sièges. Elle bénéficie aussi au PCF, à qui était promis une quasi-disparition de l'hémicycle et qui pourrait obtenir entre 12 et 19 députés.

L'Outre-mer a encore amplifié le mouvement avec au moins 6 sièges sur les 22 en jeu gagnés sur l'UMP à Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, en Guadeloupe, à La Réunion, en Guyane et à la Martinique.

Publié le: 17/06/2007 à 20:24:31 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» La gauche retrouve des couleurs dans ses bastions et...

» Assemblée: bataille engagée pour le perchoir et les...

» Ragaillardi par les législatives, le PCF n'est pas...

» L'UMP devra trouver sa place au côté d'un Elysée omniprésent

» Le maintien de Hollande au sommet du PS, première pomme...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz