| Fillon annonce des moyens supplémentaires en Afghanistan |
| PARIS (AFP) - François Fillon a annoncé lundi aux députés l'envoi de moyens supplémentaires pour les militaires français en Afghanistan, à savoir des hélicoptères, des drones, des moyens d'écoute et des mortiers. |
"Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'appui", a annoncé le Premier ministre, dans un discours introduisant le débat et le vote de l'Assemblée sur la présence militaire française en Afghanistan.
"Ces moyens seront sur place dans quelques semaines", a-t-il poursuivi. "Concrètement, des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes".
Selon M. Fillon, l'exécutif tire ainsi "les enseignements de l'embuscade meurtrière" qui avait fait dix morts parmi les soldats français le 18 août près de Kaboul.
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait déjà indiqué trois jours après l'embuscade que la France devait accroître sa "capacité de reconnaissance et renseignement" en Afghanistan, évoquant notamment les drones (avions sans pilote), des hélicoptères ou un retour des forces spéciales.
Alors que le groupe PS s'apprêtait à voter contre le maintien des troupes demandé par le gouvernement, M. Fillon a redit lundi croire "à la nécessité d'un consensus national" sur le sujet.
Il en a appelé à la "responsabilité" des députés, soulignant que la France n'était "pas à l'abri du terrorisme", et développant l'ambition de Paris d'une "réconciliation" politique des Afghans.
Il a également invoqué la nécessité pour la France de respecter "l'engagement" pris en 2001 devant l'ONU par Jacques Chirac et Lionel Jospin, respectivement chef de l'Etat et Premier ministre à l'époque, évoquant par ailleurs "une exigence morale" vis-à-vis des Afghans.
Le Premier ministre est convenu que ce choix n'ira pas "sans probables pertes".
Il a enfin répondu en détail aux critiques de l'opposition, et rejeté l'idée d'un calendrier de retrait.
"Ce calendrier ferait le jeu de nos adversaires", a dit le chef du gouvernement, "car dès lors que vous fixez des dates à votre départ, vous leur ouvrez des perspectives".
"Ce calendrier dépend des avancées de la stratégie globale" et "deux objectifs majeurs", a-t-il souligné: "permettre aux Afghans d'assurer leur propre sécurité et garantir la stabilité des institutions afghanes".
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| Publié le: 22/09/2008 à 14:00:39 GMT |
Source : AFP |
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