| Fête à la Concorde, affrontements à la Bastille |
| PARIS (AFP) - La place de la Concorde à Paris avait retrouvé son calme vers 01H30, après avoir accueilli quelque 30.000 personnes venues fêter la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, qui a provoqué des heurts en région parisienne et en province. |
Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, battant la socialiste Ségolène Royal avec 53,06 % des voix contre 46,94, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur.
La place de la Concorde était noire de monde vers 23H00 et quelque 30.000 personnes selon la police se s'étaient pressées devant la scène où se sont succédé des soutiens de M. Sarkozy: Jean-Marie Bigard, la chanteuse Tina Arena, Enrico Macias et Gilbert Montagné. A l'annonce des résultats, des militants UMP, en majorité des jeunes, ont hurlé de joie, sauté en l'air, applaudi, puis se sont embrassés, à la Concorde.
Si l'ouest de Paris semblait triompher, à l'est en revanche, désarroi et colère étaient visibles. Les forces de l'ordre ont chargé dimanche soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris, des manifestants anti-Sarkozy qui leur lançaient pavés et projectiles. Les forces de l'ordre ont fait usage d'un canon à eau.
Place de la république, une manifestation itinérante, partie de la Bastille s'est finalement dispersée vers 1H30 après de brefs échanges de projectiles. Gare de Lyon quelques vitrines ont été cassées et des scooters et voitures renversés.
"La France n'a pas compris le message de ce qui s'est passé en octobre novembre 2005" (émeutes), a réagi pour sa part le président d'AC le Feu Mohamed Mechmache, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le collectif a néanmoins appelé les banlieues à ne pas "répondre par la violence" à la victoire de Nicolas Sarkozy, alors que plus d'une centaine de véhicules ont été brûlés notamment en Seine-saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans le Val-d'Oise.
En province, à Toulouse, environ 2.500 personnes, selon des journalistes, 1.000 à 1.200 selon la police, surtout des jeunes, ont manifesté dimanche soir leur hostilité à Nicolas Sarkozy, tandis que des incidents éclataient dans le centre-ville.
Après s'être rassemblés sur la place du Capitole, où quelques manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge, ils se sont rendus devant le siège de l'UMP, tout proche, qu'ils ont caillassé, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. Le gros des manifestants se sont dispersés vers 1H30.
A Lyon, plus de 500 personnes ont manifesté dimanche soir au centre-ville leur hostilité à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy et les forces de l'ordre essuyaient des jets de projectiles, a constaté une journaliste de l'AFP. 25 personnes ont été interpellées, selon la police.
De légers incidents se sont également déroulés sur la Grand Place à Lille et le quartier populaire de Lille-sud après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy: ils se sont soldés par quelques interpellations et une soixantaine de feux de mobilier urbain ou de véhicules.
|
| Publié le: 07/05/2007 à 07:49:03 GMT |
Source : AFP |
|
|