Maroc

Portail Maroc

La famille du
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers »  Tunisie: l'après Ben Ali Dossiers » Tunisie: l'après Ben Ali
La famille du "martyr" Bouazizi, éprouvée mais fière de son héros
Les proches de Mohammed Bouazizi, sur la tombe du défunt, le 19 janvier 2011 à Sidi Bouzid. (© )
Cliquer pour agrandir
SIDI BOUZID (Tunisie) (AFP) - "Mon frère me manque beaucoup, mais son martyr a permis de libérer la Tunisie": Samiya Bouazizi est fière de Mohammed, qui s'est immolé le 17 décembre, geste de désespoir à l'origine de la révolte populaire qui a emporté le régime de Ben Ali.
Le jeune homme de 26 ans a grimpé sur son étal de fruits, s'est arrosé d'essence, et a allumé un briquet. Un geste radical de protestation après les multiples saisies musclées par la police des denrées qu'il vendait sans permis pour faire vivre les siens, à Sidi Bouzid, à 260 km au sud de Tunis.

"Mon fils s'est immolé et il m'a emportée avec lui. Rien ne pourra le remplacer. Il était le pilier de notre foyer", se désole sa mère, Mannoubia, en pleurs dans la petite maison familiale de cette ville désolée, à des années-lumière de la Tunisie balnéaire des touristes et call-centers français délocalisés.

Ses quatre soeurs se souviennent d'un garçon travailleur et taquin, qui leur donnait de l'argent de poche pour acheter leurs livres de classe et des friandises. "Je suis très très fière de lui, mais en même temps si triste", confie, la voix brisée, Besma, sa soeur âgée de 16 ans.

Après des années d'humiliation, Mohammed Bouazizi a craqué, lorsqu'une policière l'a giflé et lui a une nouvelle fois confisqué ses oranges, lors d'une froide matinée de décembre, entraînant son suicide spectaculaire en face du siège du gouverneur de la région.

Le jeune vendeur a aussitôt été hospitalisé. "Quand je suis arrivé, son corps était si profondément brûlé que je n'ai pas pu le reconnaître. Mais il a alors prié tout bas et j'ai reconnu sa voix", témoigne son beau-père, Ammar, désignant l'étal à demi-calciné précieusement conservé par la famille dans son garage, dans l'espoir qu'il devienne un jour un symbole de la révolution tunisienne, dont l'écho continue de retentir dans tout le monde arabo-musulman.

Car pendant que Mohammed Bouazizi agonisait à l'hôpital, son destin tragique poussait le peuple tunisien à la révolte, après des années de colère rentrée et d'humiliations sous le régime policier du président Zine El Abidine Ben Ali, à travers de nombreuses manifestations réprimées dans le sang qui ont fait au moins 100 morts, selon les Nations unies.

La mort du jeune homme, survenue le 4 janvier, a marqué une nouvelle escalade. Dix jours après, le président déchu s'enfuyait en exil en Arabie saoudite, tandis qu'en Algérie, en Egypte et en Mauritanie, des suicides de jeunes reflétaient le profond malaise social et politique qui règne dans ces pays.

"Mohammed a libéré le peuple tunisien et j'espère qu'il va aussi libérer le peuple arabe", souligne Salem Bouazizi, venu prier sur la tombe de son frère, au milieu d'un paysage aride de cactus et d'oliviers.

Les Bouazizi sont plongés dans la détresse, mais aussi fiers de Mohammed, qui s'est dressé pour défendre ses droits après des années d'abus subis par la famille, comme la saisie de ses terres par un puissant homme d'affaire local, ou la mort du père de famille, exténué par son travail dans le bâtiment.

Sa mère, qui travaille dans une ferme, et son beau-père, ouvrier du bâtiment, ne gagnent pas 4 euros par jour à eux deux.

A Sidi Bouzid, où la pauvreté est générale, Mohammed Bouazizi est devenu un héros. Des habitants viennent tous les jours présenter leurs condoléances à la famille. Non loin de sa maison, un graffiti rend hommage à "Bouazizi le martyr".

La Tunisie entame vendredi le premier des trois jours de deuil national décrétés en mémoire aux victimes de la "révolution de jasmin", au premier rang desquelles figure le jeune vendeur de fruits et légumes, avec les dizaines de manifestants tombés sous les balles de la police.

"Nous avons tous beaucoup de respect pour lui. C'est le vrai chef de notre révolution. C'est le héros de la jeunesse. Il a sacrifié sa vie pour ses droits et ceux des autres", raconte Zyad Al Gharbi, 27 ans, un de ses amis.

Publié le: 21/01/2011 à 12:00:10 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Les proches de Ben Ali arrivés au Québec sont résidents...

» Enquête ministérielle sur un passage à tabac par la...

» Le gouvernement sous pression de la rue jour et nuit en...

» Tunisie: la province rejoint la capitale et fait le...

» Décès d'un Algérien qui s'est immolé par le feu à l'est...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2014 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz