TUNIS (AFP) - Film des événements en Tunisie depuis la fuite vendredi du président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir pendant 23 ans:
VENDREDI 14 JANVIER
- 17H00 GMT: Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi annonce qu'il assure l'intérim de la présidence en remplacement de Ben Ali, qui a quitté le pays. Ben Ali et sa famille ont trouvé refuge en Arabie saoudite.
- Paris "prend acte de la transition constitutionnelle" et souhaite "la fin des violences". Washington salue le "courage et la dignité" du peuple tunisien, appelant à des élections "libres et justes".
- Principaux aéroports tunisiens fermés tandis que débute le rapatriement des touristes européens.
SAMEDI 15
- Dans la nuit, pillages et destructions à Tunis, sa périphérie et en province malgré un couvre-feu. Exactions contre des propriétés de la famille et la belle-famille de Ben Ali, les Trabelsi.
- Le Conseil constitutionnel proclame la "vacance définitive du pouvoir" et nomme le président du Parlement Foued Mebazaa président par intérim, en vertu de la Constitution.
- Mebazaa annonce que Ghannouchi reste en place et formera un nouveau gouvernement.
- Imed Trabelsi, neveu de l'épouse de Ben Ali, succombe à une blessure à l'arme blanche.
DIMANCHE 16
- Un neveu de Ben Ali interpellé à Msaken (centre).
- Des blindés de l'armée restent déployés aux endroits stratégiques dans la capitale. Allègement du couvre-feu dans le pays.
- Arrestation de l'ex-chef de la sécurité de Ben Ali, accusé d'être le responsable de pillages et exactions.
- Afrontements à Tunis entre miliciens fidèles à Ben Ali et forces de sécurité.
LUNDI 17
- Manifestations pour exiger la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Ben Ali.
- Mohammed Ghannouchi annonce un "gouvernement d'union nationale" marqué par l'entrée de trois chefs de l'opposition au régime Ben Ali, mais dans lequel l'équipe sortante conserve les postes clés.
- Il annonce des mesures d'ouverture démocratique et la légalisation de tous les partis politiques qui le demanderont. Les élections générales devraient se tenir dans "six mois au plus tard", selon lui.
- Les violences ont fait 78 morts et 94 blessés.
MARDI 18
- Tunis se remplit à nouveau de passants et de véhicules.
- Ghannouchi défend son gouvernement, affirmant que les ministres de Ben Ali maintenus dans la nouvelle équipe ont "les mains propres", et promet que les responsables de la répression seront jugés.
- Dispersion violente dans la capitale de manifestants parmi lesquels des islamistes hostiles à la présence de ministres de Ben Ali. Manifestations en province.
- Démission des trois ministres appartenant à l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), à la demande de la centrale syndicale.
- Retour d'exil de l'opposant historique issu de la gauche laïque Moncef Marzouki, candidat à la future présidentielle.
- Le mouvement islamiste Ennahda (renaissance, interdit) annonce son intention de demander sa légalisation et de participer aux législatives.
- Le Premier ministre français François Fillon "encourage" les Français résidant en Tunisie à "y demeurer".
- La ministre française de l'Economie promet une action "très ferme" de Paris pour empêcher la fuite des avoirs de Ben Ali et de ses proches.