Maroc

Portail Maroc

L'éternel retour du phénomène Berlusconi - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Elections en Italie Dossiers » Elections en Italie
L'éternel retour du phénomène Berlusconi
Silvio Berlusconi lors d'un dernier meeting de campagne, le 10 avril 2008 à Rome (© AFP/archives - Alberto Pizzoli)
Cliquer pour agrandir
ROME (AFP) - Quinze ans après son apparition, le phénomène Berlusconi vient à nouveau de prouver son ancrage dans la politique et la société italiennes, malgré la personnalité controversée et l'âge de son leader, arrivé en tête aux législatives.
"Le chef d'entreprise qui se lance avec succès en politique, a été un phénomène sans précédent en Europe. Berlusconi a su se rendre indispensable car il est le seul à pouvoir unifier la droite. Son électorat est prêt à tout accepter de lui", explique Roberto D'Alimonte, professeur de sciences politiques à l'Université de Florence.

Silvio Berlusconi qui a remporté lundi à 71 ans une troisième victoire, a une nouvelle fois démontré sa capacité à rebondir.

Pourtant, à l'été 2006, après sa défaite contre le leader du centre-gauche Romano Prodi, les commentateurs évoquaient une possible retraite politique de celui que ses ennemis accusent de "populisme".

A l'automne 2007, il ne parvient pas à faire tomber le gouvernement sur le vote du budget ce qui déclenche une guerre des chefs à droite et son principal allié, Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale, conteste son leadership.

L'histoire ayant finalement donné raison au Cavaliere avec la chute de Prodi en janvier 2008, Fini fait acte d'allégeance et accepte même de fondre son parti au sein de la nouvelle formation créée par Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL).

Cette victoire montre bien que "le Berlusconisme n'était pas un épiphénomène puisqu'il a duré jusqu'à aujourd'hui alors que le charisme du Cavaliere est un peu érodé et que le bilan de son dernier gouvernement (2001-2006) est plus que contestable", déclare le politologue Marc Lazar, spécialiste de l'Italie.

L'homme d'affaires a incontestablement fait rêver les Italiens qui se sont identifiés à sa réussite lorsqu'il a fait irruption sur la scène politique sur le thème "je suis puissant, je suis riche, je suis entouré de femmes, vous pouvez devenir comme moi".

Même si elles jouent un moindre rôle aujourd'hui, les trois chaînes de télévision de son empire médiatique ont aussi contribué à son ascension en influençant les modes de vie et de pensée avec l'image d'une Italie plus matérialiste et individualiste.

"Quand il est entré en politique, l'Italie était prête à accueillir son message", résume Stefano Folli, éditorialiste au quotidien économique Il Sole-24 Ore.

"Le Berlusconisme est une tentative d'imposer une hégémonie de valeurs parfois contradictoires comme la liberté, l'individualisme, le travail, la tradition, la modernité et même le plaisir", résume Marc Lazar.

L'impopularité record atteinte en 18 mois par le gouvernement Prodi a aussi contribué à prolonger le soutien à Berlusconi dans les catégories sociales qui lui sont le plus favorables: petits entrepreneurs, professions libérales, commerçants, travailleurs indépendants, ouvriers, femmes au foyer.

"Encore aujourd'hui, il se présente comme le défenseur des tout petits bourgeois et du politiquement incorrect", soulignait récemment le Corriere della Sera.

Sa popularité dans le nord du pays, la partie la plus riche et la plus industrielle de la Péninsule, a aussi contribué à son succès.

"Les Italiens en général se méfient de la gauche mais c'est encore plus vrai dans le nord et en Italie on ne peut pas gouverner sans le soutien du nord", analyse Stefano Folli.

Son adversaire de gauche, l'ex-maire de Rome, Walter Veltroni, s'est enfin bien gardé d'attaquer Berlusconi sur ses démêlés judiciaires même si l'ex-président du Conseil n'a jamais été condamné définitivement.

"Veltroni avait besoin d'un adversaire respectable, il n'a pas voulu bâtir sa campagne sur l'antiberlusconisme car il a lui aussi pour objectif un système à deux partis grands majoritaires", conclut Marc Lazar.

Publié le: 14/04/2008 à 16:26:50 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Italie: Berlusconi attendu sur sa recette pour une...

» Le succès de la Ligue du nord va contraindre Berlusconi...

» La nouvelle étoile de la gauche Walter Veltroni n'a pas...

» Silvio Berlusconi, l'insubmersible de la politique italienne

» Législatives en Italie: réouverture des bureaux de vote

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2008 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz