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Dossiers » Europe: la cure d'austérité Dossiers » Europe: la cure d'austérité
Espagne: de l'intérim au chômage, l'horizon bouché des jeunes
Des personnes font la queue à l'entrée d'un bureau des emplois, le 10 janvier 2010 à Madrid (©  - Dominique Faget)
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MADRID (AFP) - En décrochant en 2004 son diplôme de biologie, après cinq ans d'études, Carolina Inesta savait que le plus dur était à venir. Six ans plus tard, cette jeune Espagnole de 29 ans alterne contrats d'intérim et périodes de chômage, pour 600 euros par mois.
"Après mon diplôme, j'ai travaillé dans un laboratoire de recherche. C'était un contrat à mi-temps, très mal payé", se souvient la jeune femme qui vit à Elche, une ville de 200.000 habitants près d'Alicante, dans le sud-est de l'Espagne.

Plongée brutalement dans le monde du travail, Carolina découvre la dure réalité que vivent des milliers de jeunes Espagnols, en première ligne du chômage qui frappe ce pays plus que partout en Europe, avec environ 20% de la population active.

Chez les moins de 25 ans le chiffre dépasse les 40%. Plus de trois fois le niveau mondial selon le Bureau international du travail (BIT) qui, en août, estimait à 13,1% pour 2010 le chômage des moins de 25 ans dans le monde.

Et au deuxième trimestre 2010, un chômeur espagnol sur trois avait moins de 30 ans, selon le Conseil espagnol de la jeunesse (CJE), un organisme créé par une loi de 1983 pour aider à une meilleure représentation des jeunes dans la société.

"Le phénomène touche l'Europe en général, mais particulièrement l'Espagne", confirme le président du CJE, Ricardo Ibarra.

Pour les plus chanceux, travail rime souvent avec emploi sous-qualifié. "Je gagnais plus comme vendeuse à mi-temps dans un magasin de sport qu'en travaillant dans un laboratoire" avec un diplôme en poche, confie la jeune biologiste.

Tournant la page sur cette expérience malheureuse, Carolina décide il y a trois ans de tenter sa chance dans l'enseignement, en devant se contenter de contrats d'intérim et à temps partiel le plus souvent.

En septembre, son contrat n'a pas été renouvelé en raison de "problèmes budgétaires". Aujourd'hui au chômage, elle n'empoche que 400 euros par mois.

En ajoutant 200 euros qu'elle gagne en donnant des cours particuliers, elle vit avec 600 euros. "On ne fait rien avec cette somme", remarque-t-elle. "Heureusement, je vis avec mon compagnon, sinon, je ne pourrais même pas payer le loyer".

"Les jeunes Espagnols se voient imposer des contrats extrêmement précaires, qu'ils acceptent parce qu'ils s'imaginent que c'est la seule solution pour trouver du travail et s'émanciper", explique Ricardo Ibarra.

"L'autre problème, c'est la surqualification", ajoute-t-il. En Espagne, 44% des jeunes diplômés ont des emplois qui ne requièrent pas ou peu de compétences intellectuelles, selon l'OCDE. Un taux bien supérieur à la moyenne des autres pays développés, de 23%.

Le problème est encore accentué par le fait que nombre de jeunes Espagnols sans travail se lancent dans une nouvelle formation, dans l'espoir que celle-ci leur ouvrira des portes.

C'est le cas de Maria Fonseca, une coiffeuse de 29 ans qui suit depuis l'an dernier des cours d'administration à l'université de Salamanque, dans le nord-ouest de l'Espagne, en espérant obtenir son diplôme en juin.

Arrivée à Salamanque il y a sept ans, elle a travaillé dans un salon de coiffure pendant un peu plus d'un mois. "A mi-temps, j'étais très mal payée", se souvient-elle. Puis elle a enchaîné les petits boulots, "de vendeuse par-ci par-là, de pâtissière, de serveuse".

Fatiguée de cette précarité, elle s'est replongée dans les études grâce à une bourse de 2.000 euros pour deux ans.

Pour boucler son budget, elle s'occupe d'une petite fille de 7 ans, "tous les jours pendant trois heures", pour 500 euros par mois, sans contrat, sans sécurité. Aujourd'hui, Maria en a assez et rêve "d'un emploi stable".

Publié le: 15/12/2010 à 12:50:04 GMT Source : AFP
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