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Dossiers »  Barack Obama président des Etats-Unis Dossiers » Barack Obama président des Etats-Unis
Election Obama: les adversaires des Etats-Unis espèrent aussi un changement
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, le 30 octobre 2008 à istanbul (© AFP/Archives - Mustafa Ozer)
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TEHERAN (AFP) - Plusieurs pays qui entretiennent des relations difficiles avec Washington, notamment l'Iran, la Syrie et le Venezuela, ont salué mercredi l'élection du démocrate Barack Obama, en espérant un "changement" dans la politique étrangère des Etats-Unis, et plus de dialogue.
Estimant que la victoire de M. Obama était un "signe évident que le peuple (américain) exige des changements de fond dans la politique nationale et étrangère américaine", le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a dit espérer que le président élu prenne "ses distances par rapport à la mauvaise approche du gouvernement sortant".

Le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham, a pour sa part demandé à M. Obama "de mettre fin à la politique de domination et d'agression des autres pays pour améliorer l'image des Etats-Unis et vaincre la défiance croissante à l'égard de l'Amérique".

Contrairement à George W. Bush, Barack Obama a évoqué un dialogue sans condition préalable avec l'Iran, sous le coup de sanctions de l'ONU pour le forcer à mettre un terme à son programme nucléaire controversé.

M. Bush a plusieurs fois accusé l'Iran de soutenir des insurgés en Irak ainsi que le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, puis de chercher à fabriquer l'arme atomique.

La Syrie a dit espérer que l'accession au pouvoir de M. Obama "permettra de passer d'une politique de guerre et d'embargo à une politique de diplomatie et de dialogue", selon le ministre de l'Information Mohsen Bilal, alors que Damas mise sur un rôle américain dans les pourparlers de paix indirects en cours avec Israël.

Les relations entre Damas et l'administration Bush sont au plus bas depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003, à laquelle Damas était farouchement hostile. Elles se sont encore envenimées en octobre avec la mort de huit civils lors d'un raid de soldats américains dans un village frontalier de l'Irak, selon les médias syriens.

En Afrique, le Soudan a affirmé vouloir "voir un changement réel entre le Soudan et les Etats-Unis", qui ont classé Khartoum sur leur liste des Etats soutenant le terrorisme. L'Occident accuse régulièrement le régime soudanais de faire obstacle au déploiement de la force mixte ONU-UA au Darfour (Minuad), chargée du maintien de la paix dans cette région en guerre civile depuis 2003.

En Europe, le président russe Dmitri Medvedev a appelé son futur homologue à un "dialogue constructif", tout en dénonçant la "politique présomptueuse de l'administration américaine" qui a selon lui entraîné le conflit armé russo-géorgien d'août, et en agitant le spectre d'une riposte à leur projet de bouclier antimissile en Europe.

Sur le continent américain, le président vénézuélien Hugo Chavez a salué une "élection historique" et exprimé sa volonté d'établir de "nouvelles relations" avec les Etats-Unis et de relancer "un agenda bilatéral constructif" pour le bien-être des deux peuples.

Le président, qui a expulsé l'ambassadeur américain à Caracas à la mi-septembre et est très critique sur les Etats-Unis et sur M. Bush, exprime sa conviction de ce que "l'élection historique d'un afro-américain" signifie que "le changement d'époque initié au sud du continent américain peut frapper à la porte des Etats-Unis".

Allié de Hugo Chavez et farouche opposant aux Etats-Unis, le président bolivien Evo Morales a salué la victoire "historique" de Barack Obama et demandé la levée de l'embargo économique américain imposé à Cuba, autre Etat ennemi de Washington dans la région.

La Havane a gardé le silence après la victoire de M. Obama, de même que la Corée du Nord, qui figurait avec l'Iran et l'Irak de Saddam Hussein dans "l'axe du mal", tel que défini par M. Bush en janvier 2002.

Publié le: 05/11/2008 à 18:19:36 GMT Source : AFP
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