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Dossiers » Europe: la cure d'austérité Dossiers » Europe: la cure d'austérité
Dimitris est fatigué que les Grecs soient devenus "les clowns de l'Europe"
Des taxis en grève contre les réformes économiques, le 18 mars 2010 à Athènes (©  - Aris Messinis)
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ATHENES (AFP) - "Les Grecs sont devenus les clowns de l'Europe", se désole Dimitris Anastasopoulos. Employé de banque au début de la décennie, à l'époque de l'euro facile, la crise l'a transformé en chauffeur de taxi. Sur ses épaules, les ennuis de la Grèce semblent peser comme une malédiction.
L'air accablé, cet homme de 38 ans, au visage grave, s'exprime lentement, la tête enfoncée dans les épaules. Après avoir vendu du crédit à gogo, il passe aujourd'hui une partie de son temps à aider des amis en difficulté financière à renégocier dettes et échéanciers de remboursement avec leurs banquiers.

"J'ai accepté de parler à la presse, de mon quotidien, de la crise, car je veux dire aux autres pays, à ceux qui nous ont prêté de l'argent, que nous avons déjà payé, en achetant leurs produits, et qu'il faut arrêter de nous traiter de voleurs" lance-t-il d'emblée à l'AFP au cours d'un entretien dans un restaurant à Athènes.

A l'image de nombreux Grecs, Dimitris a vécu comme un douloureux électrochoc le prêt de 110 milliards d'euros consenti en mai 2010 par l'Union européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) à la Grèce pour lui éviter la faillite et un probable éclatement de la zone euro. Et comme une humiliation, les mesures d'austérité draconienne imposées depuis à ses onze millions d'habitants.

Les Grecs ont donné un nom à cet événement: la Catastrophe.

Lorsqu'il était fraîchement diplômé de ses études d'économie, juste après le passage de la drachme à l'euro, Dimitris vendait des crédits aux particuliers dans une banque. "J'étais un très bon vendeur" dit-il. "Les gens achetaient beaucoup, n'importe quoi, des maisons, des voitures, des vacances à crédit, certains même utilisaient leur carte pour acheter la nourriture au supermarché" raconte-t-il. "Mais tout était faux".

"Il m'arrivait de passer 12 à 13 heures par jour au bureau, je touchais une prime pour chaque carte de crédit placée et pour chaque prêt négocié". D'un mois sur l'autre, il dit avoir parfois pu doubler ses revenus, juste en accumulant les bonus.

Dans l'euphorie qui a accompagné en Grèce le passage à l'euro, "80 à 90% des demandes de prêt effectuées par les particuliers étaient acceptées", raconte Dimitris, qui possédait alors deux voitures.

Fin 2005, un an après les Jeux Olympiques d'Athènes qui ont marqué un pic de croissance et une période dorée d'hyper consommation, le vent a commencé à tourner. En 2006, les bonus ont commencé à se tarir, puis ont disparu.

Et en 2007, Dimitris se résoud, comme beaucoup de Grecs, à prendre un deuxième emploi. Chauffeur de taxi de nuit. Aujourd'hui, c'est devenu son principal gagne-pain.

Chaque nuit entre 17H00 et 05H00 du matin, il conduit un véhicule jaune dans les rues d'Athènes. Il vit chez son père et ne possède plus qu'une "petite" voiture.

Le jour, à sa manière il essaie de réparer les excès passés et d'aider le pays dont il se dit "fier". Il a commencé par aider des amis soumis aux baisses de salaires imposées dans le programme d'austérité, à renégocier leurs échéances de remboursement de prêt bancaire.

Puis, des clients dans son taxi lui ont aussi demandé de les aider. "C'est facile pour moi, la plupart des gens ne comprennent pas comment parler à un banquier, moi je sais", dit-il.

Aujourd'hui, il dit souffrir d'entendre les critiques de certains touristes, allemands notamment, qui méprisent ouvertement les Grecs pour leur manque de rigueur et leur mauvaise gestion, source selon eux des ennuis du pays : "Moi, je dis à tous mes amis d'arrêter d'acheter des BMW ou des Mercedes".

Publié le: 15/12/2010 à 12:50:01 GMT Source : AFP
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