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Le Conseil de sécurité discute d'un nouveau projet de résolution sur la Géorgie
Le Conseil de sécurité de l'ONU le 11 juillet 2008 à New York. (© AFP/Getty Images/Archives - Hiroko Masuike)
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NEW YORK (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mardi après-midi pour discuter d'un nouveau projet de résolution sur la Géorgie, appelant au respect de l'intégrité territoriale du pays et au retrait des troupes russes.
Ce nouveau texte, très court, qui a été distribué à la presse, réaffirme "l'attachement des Etats membres à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Géorgie à l'intérieur de ses frontières reconnues internationalement".

Il "exige le respect complet et immédiat de l'accord de cessez-le-feu auquel les parties ont souscrit", ainsi que "le retrait immédiat des forces russes derrière les lignes qu'elles tenaient avant le déclenchement des hostilités et le retour des forces géorgiennes à leurs cantonnements habituels".

Ce texte a été mis en circulation par la France, "au nom des pays européens et avec l'appui des Etats-Unis", a indiqué un diplomate occidental.

Des discussions sur le texte initial s'étaient poursuivies tout le week-end entre membres du Conseil. Lundi, des diplomates français et russes tentaient encore de trouver un compromis de langage sur la question de l'intégrité territoriale géorgienne.

Un diplomate avait indiqué dimanche que les Russes souhaitaient "qu'il n'y ait pas de référence à l'intégrité territoriale de la Géorgie", estimant qu'on devrait "gérer la réalité sur le terrain".

Diplomates européens et américains estiment en revanche que l'intégrité du territoire de la Géorgie et sa souveraineté sur les provinces séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie doivent être reconnues dans le texte.

Les pays de l'Otan ont sommé mardi la Russie de tenir sa promesse en retirant ses troupes de Géorgie, sans prendre cependant de mesure forte pour l'obliger à le faire.

L'Otan "n'a aucun signe de retrait russe de Géorgie" pour le moment, contrairement aux engagements pris par le président russe Dmitri Medvedev pour respecter le plan de paix proposé par la présidence française de l'Union européenne, a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Jaap de Hoop Scheffer, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'Otan à Bruxelles.

En réponse, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a vertement critiqué la déclaration commune des ministres de l'Otan, qui stipule que l'Alliance ne peut continuer ses relations avec la Russie "comme si de rien n'était".

La Russie va tirer "les conclusions qui s'imposent", a dit M. Lavrov, accusant l'Alliance de prendre "sous sa protection" le régime "criminel" du président géorgien Mikheïl Saakachvili.

Moscou a prévenu que son retrait de Géorgie, officiellement commencé mardi, prendrait trois à quatre jours.

Publié le: 19/08/2008 à 20:40:07 GMT Source : AFP
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