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Conflit en Géorgie: plus qu'un oléoduc pour BP, l'Arménie privée de 90% de ses marchandises
Carte des oléoducs et gazoducs du Caucase (© AFP/Infographie)
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LONDRES (AFP) - Le conflit en Géorgie affecte le transport d'hydrocarbures et de marchandises dans la région: la production de pétrole de BP n'est plus exportée que par un seul oléoduc et l'Arménie est privée de 90% de son approvisionnement en marchandises suite à la suspension d'une liaison ferroviaire.
La production de pétrole opérée par BP en mer Caspienne n'est plus exportée que par l'oléoduc Bakou-Novorossisk, après la coupure d'une ligne de chemin de fer traversant la Géorgie et le maintien de la fermeture de deux autres oléoducs, a-t-on appris lundi.

"Plus aucune production n'emprunte cette ligne de chemin de fer pour le moment", a déclaré une porte-parole au siège du groupe pétrolier britannique, à Londres.

La Géorgie a accusé samedi l'armée russe d'avoir fait exploser un pont ferroviaire stratégique, à une cinquantaine de kilomètres de Tbilissi, sur la ligne de chemins de fer reliant l'est à l'ouest géorgien, ce qu'a démenti la Russie.

BP avait utilisé le réseau ferroviaire géorgien pendant le conflit de l'Ossétie du Sud pour exporter sa production de brut azéri de la mer caspienne, en plus de l'oléoduc Bakou-Novorossisk qui débouche sur la mer Noire, en territoire russe.

Ce pipeline Bakou-Novorossisk, dont BP n'a pas précisé la capacité, reste pour l'instant la seule infrastructure utilisable par le groupe britannique pour transporter son pétrole brut dans la région.

Les autres voies d'exportation du brut azéri, dont BP a réduit la production dans des proportions non précisées, sont toujours interrompues.

L'oléoduc Bakou-Soupsa, qui traverse la Géorgie, reste fermé par précaution en raison des risques liés au conflit militaire.

La Turquie espère rouvrir "dans quelques jours" l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), une fois achevée la réparation des conduites endommagées au début du mois par un incendie.

Cet incendie, en territoire turc, a été revendiqué par les rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mais Ankara dit ne pas avoir d'éléments confirmant un sabotage.

Par ailleurs, l'Arménie est privée de 90% de son approvisionnement à cause du conflit en Géorgie qui a entraîné la suspension d'une liaison ferroviaire, a déclaré lundi le ministère des Transports.

"Cela fait trois jours que le transport de marchandises est interrompu à la suite d'une explosion sur la ligne de chemin de fer Tbilissi-Gori, a déclaré le porte-parole du ministère, Susanna Tonoïan.

L'Arménie, qui fait l'objet d'un blocus de la part de deux de ses voisins, la Turquie et l'Azerbaïdjan, reçoit l'essentiel de son approvisionnement, notamment en carburant et en biens de consommation, à travers le territoire de la Géorgie.

L'essentiel de ces marchandises transitent par le port géorgien de Batoumi (mer Noire) puis par rail jusqu'en Arménie.

Erevan a envoyé 50 camions à Batoumi pour y charger des cargaisons de carburant, de blé et de farine.

Les réserves de l'Arménie peuvent lui permettre de tenir 30 jours sans approvisionnement, selon un représentant du gouvernement, Gaguik Martirossian.

Publié le: 18/08/2008 à 14:56:27 GMT Source : AFP
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