| Bush se réjouit de la mort de Zarqaoui et annonce une évaluation du rôle des Etats-Unis en Irak |
| WASHINGTON (AFP) - Le président George W. Bush s'est réjoui jeudi avec mesure de la mort d'Abou Moussab al-Zarqaoui, qui lui a fourni avec la finalisation du gouvernement irakien l'occasion d'annoncer une nouvelle évaluation du rôle des Etats-Unis en Irak. |
Dans une déclaration délivrée dans les jardins de la Maison Blanche, M. Bush a décrit comme un "coup dur porté à Al-Qaïda" la mort de Zarqaoui, salué l'achèvement de la formation du cabinet irakien confirmé le même jour et annoncé la tenue, mardi, d'une conférence conjointe aux administrations américaine et irakienne sur les conséquences des récents changements en Irak.
"A 18H15 (mercredi), heure de Bagdad, les forces spéciales (américaines), agissant sur des renseignements et des informations d'Irakiens, ont confirmé la localisation de Zarqaoui et ont fait justice au terroriste le plus recherché d'Irak", a dit M. Bush.
M. Bush a été informé de la nouvelle mercredi vers 16H35 (20H35 GMT). Sa première réaction a été de dire que "cela serait une bonne chose", a rapporté son porte-parole Tony Snow. L'identification lui a été confirmée vers 21H20 (01H20 GMT).
"L'idéologie de la terreur a perdu un de ses leaders les plus visibles et agressifs. La mort de Zarqaoui est un coup dur porté à Al-Qaïda. C'est une victoire dans la guerre mondiale contre le terrorisme", a-t-il dit en évoquant les méfaits dont était responsable le Jordanien: décapitation de ses propres mains d'otages américains, assassinats, attentats tuant des soldats américains et des civils irakiens.
Même si la mort de celui qu'Oussama Ben Laden avait adoubé "prince d'Al-Qaïda en Irak" comme l'a rappelé M. Bush, est peut-être la meilleure nouvelle pour l'administration depuis la capture de Saddam Hussein le 13 décembre 2003, le président s'est gardé du triomphalisme qu'il avait affiché à l'époque et qui avait rapidement fait long feu.
"Nous pouvons nous attendre à ce que les terroristes et les insurgés continuent sans lui. Nous pouvons nous attendre à ce que la violence confessionnelle continue", a-t-il admis.
Il a de nouveau exhorté les Américains à la patience. Une majorité d'entre eux réprouve son action en Irak, réclame un retrait rapide d'une partie des 133.000 soldats américains, et cette majorité n'a cessé de croître depuis février avec le déchaînement des violences confessionnelles et le retard pris dans la formation du gouvernement irakien.
M. Bush est lui-même au plus bas dans les sondages, à plus ou moins 30% d'indice de satisfaction. Mais il n'a cessé de répéter que la présence des forces américaines en Irak dépendrait des conditions sur le terrain.
"Cependant, les événements des dernières 24 heures renforcent notre confiance dans l'issue de ce combat", a dit M. Bush jeudi, visiblement soucieux de mettre en exergue les progrès irakiens.
L'investiture des ministres clés de l'Intérieur et de la Défense jeudi sera "essentielle au moment où le gouvernement irakien traite ses plus hautes priorités": rétablissement de la sécurité, réconciliation, reconstruction, a dit M. Bush.
Peu avant de prendre la parole, il a appelé le Premier ministre Nouri Al-Maliki et l'a assuré du "soutien entier" des Etats-Unis.
Avec l'installation définitive du premier gouvernement permanent depuis l'invasion de l'Irak, M. Bush a indiqué qu'il réunirait ses conseillers à la sécurité et ses principaux ministres lundi dans sa résidence de Camp David "pour discuter de la suite des événements".
Les diplomates et les commandants militaires en Irak vont lui fournir une évaluation des changements récents en Irak et, mardi, lui et ses collaborateurs auront une téléconférence avec le gouvernement irakien.
"Nous discuterons de la meilleure manière de déployer les ressources américaines en Irak et d'atteindre notre objectif commun, celui d'un Irak capable de se gouverner lui-même et de pourvoir lui-même à ses besoins", a dit M. Bush.
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| Publié le: 08/06/2006 à 13:57:27 GMT |
Source : AFP |
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