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Dossiers » Flamme olympique: la polémique Dossiers » Flamme olympique: la polémique
Bousculade, confettis et drapeaux rouges pour la flamme olympique à Buenos Aires
L'ancienne championne de tennis Gabriela Sabatini porte la flamme olympique à Buenos Aires, le 11 avril 2008 (© AFP - Rolando Andrade)
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BUENOS AIRES (AFP) - Bousculade, confettis et drapeaux rouges ont salué le passage de la flamme olympique à Buenos Aires, une première historique dans cette ville d'Amérique du sud où le sport est omniprésent.
"Argenchina, Argenchina !", ont lancé des "Porteños", les habitants de Buenos Aires, au passage de la torche, jouant sur les mots "China" et "Argentina".

Partie des bords du rio de la Plata au son du tango, la flamme olympique a été accompagnée dans son périple par une foule bon enfant, à pied, à vélo ou à moto. La police, pourtant mobilisée en masse, a eu bien du mal à contenir ces curieux et à empêcher des bousculades, particulièrement dans le centre-ville, où une pluie de confettis a salué le passage de la flamme.

Hors programme, mais fier d'être à l'avant-garde, un Chinois à vélo brandissant un immense drapeau rouge aux couleurs de son pays et frappé des anneaux olympiques a ouvert le chemin à la flamme sourire aux lèvres.

Les Chinois, nombreux à Buenos Aires où ils sont pour la plupart commerçants de quartier, se sont déplacés en masse, récupérant auprès de leurs compatriotes membres de la délégation drapeaux, casquettes et autres blousons aux couleurs des JO de Pékin. "Je devais être là", explique à l'AFP dans un espagnol hésitant Yosa, jeune Chinoise âgée de 24 ans, en serrant contre elle un blouson flambant neuf.

A quelques dizaines de mètres de là, des manifestants pro-Tibet et des militants des droits de l'homme dénoncent la répression en Chine. "Je ne les aime pas beaucoup", assure Yosa, avant de partir dans un grand éclat de rire.

Plus sévères, quelques-uns de ses compatriotes préfèrent traverser la place et couvrir par leurs chants les discours de ces manifestants et avec leurs drapeaux les pancartes réclamant la liberté pour le Tibet.

Ils seront poliment reconduits par la police de l'autre côté de la place, mais ce répit n'empêchera pas les manifestants pro-Tibet de n'être plus qu'une poignée au passage de la torche. Juan Martin était l'un d'entre eux, et en dépit d'attaques répétées de partisans chinois de l'olympisme, il tentera à plusieurs reprises de brandir sa pancarte marquée d'un "Free Tibet" ("Libérez le Tibet").

"Je ne suis pas contre les jeux Olympiques, mais derrière tout cela il y a un peuple qui résiste pacifiquement", explique-t-il à l'AFP, tout en tentant de sauver les derniers morceaux d'une pancarte devenue pratiquement illisible.

En dépit de ces quelques incidents, l'atmosphère est restée bon enfant dans une ville qui voue au sport, et au football en particulier, une véritable passion. De nombreux joggeurs se sont d'ailleurs joints, à bonne distance, aux porteurs de torche, heureux de pouvoir courir devant un tel public, comme l'a rapidement expliqué à l'AFP l'un d'entre eux.

Quelque 80 sportifs et personnalités se sont relayés le long du parcours de la flamme, long de 13,8 km. L'idole du football argentin Diego Maradona a fait faux bond à ses fans, mais un ancien chef du gouvernement autrichien, Victor Klima, aujourd'hui président de Volkswagen Argentine, firme sponsor du périple de la flamme, a participé à ce relais.

Publié le: 11/04/2008 à 22:00:57 GMT Source : AFP
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