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Dossiers » Euthanasie: l'affaire Sébire Dossiers » Euthanasie: l'affaire Sébire
En Belgique, le nombre de décès par euthanasie reste très marginal
Hugo Claus au 23e salon du livre, le 22 mars 2003 porte de Versailles à Paris (© AFP/Archives - Pierre-Franck Colombier)
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BRUXELLES (AFP) - Depuis l'entrée en vigueur en Belgique en 2002 d'une loi autorisant sous conditions l'euthanasie, le nombre de décès déclarés de ce type, à l'image de celui mercredi de l'écrivain Hugo Claus, a lentement augmenté dans le pays mais reste très marginal.
La loi belge de septembre 2002 assure la protection juridique du médecin qui pratique une euthanasie à la demande de son patient, dès lors que certaines conditions de fond et de procédure ont été respectées.

Selon ce texte, le patient doit être majeur, "capable et conscient", formuler sa demande de façon "volontaire, réfléchie et répétée", et être libre de toute contrainte.

Il doit en outre se trouver "dans une situation médicale sans issue et faire état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable".

Une "Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie" est chargée de recueillir dans les quatre jours suivant la mort d'un patient une "déclaration d'euthanasie" et de déterminer si elle a été effectuée selon la loi.

Selon Jacqueline Herremans, membre de cette commission et présidente de l'Association belge pour le droit de mourir dans la dignité, 495 déclarations d'euthanasie ont été déposées en Belgique en 2007, soit moins de 0,5% du total des décès.

En 2006, de telles déclarations avaient été faites pour 429 cas, après 393 cas en 2005, 349 en 2004, 235 en 2003 et 24 en 2002.

Quelle que soit l'année, la répartition entre Flamands et francophones reste stable, soit environ 80% de Flamands et 20% de francophones.

Sur ces deux dernières années, 26 procédures concernaient des "déclarations anticipées": un patient peut en effet consigner par écrit à l'avance sa volonté de mourir dans le cas où il ne pourrait plus lui-même prendre sa décision.

En 2002, la Belgique avait été le deuxième pays au monde à légaliser partiellement l'euthanasie, après les Pays-Bas en avril 2001 dans des conditions similaires.

Depuis, seul le Luxembourg a voté en février dernier en première lecture une loi autorisant l'euthanasie. Il faudra un vote en deuxième lecture avant son adoption définitive.

La Suisse de son côté autorise l'assistance au suicide, c'est-à-dire la mise à disposition d'une potion létale au patient, mais interdit l'euthanasie active, c'est-à-dire la mort donnée à un patient par un tiers.

L'Etat américain de l'Oregon autorise également le suicide assisté.

En France, où toute forme d'euthanasie est interdite, le débat vient d'être relancé à la suite de la demande d'une patiente de 52 ans, atteinte d'une tumeur incurable, de bénéficier d'une euthanasie active. Dans ce contexte, le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi une initiative pour faire le point sur la législation française sur le droit des malades et l'accompagnement en fin de vie.

Publié le: 20/03/2008 à 11:25:44 GMT Source : AFP
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