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Les Arabes rêvent de démocratie et d'une vie meilleure en 2012
Des Syriens vivant en Egypte manifestent contre le régime de Damas au Caire le 25 septembre 2011 (©  - Filippo Monteforte)
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TRIPOLI (AFP) - Des millions d'Arabes espèrent goûter à la démocratie et aspirent à une vie meilleure en 2012, après des dizaines d'années de plomb et la mort de nombre de leurs compatriotes qui ont lutté pour renverser leurs dictateurs, dont le Libyen Mouammar Kadhafi.
Le Printemps arabe a conduit également à la chute des ex-présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak, et a ébranlé le régime du Syrien Bachar al-Assad, tandis que le Yéménite Ali Abdallah Saleh est sur le point d'être évincé.

La vague de protestations, qui avait éclaté en décembre 2010, après l'immolation par le feu d'un vendeur ambulant tunisien, a fait naître au Moyen-Orient et Afrique du Nord l'espoir d'une société où la liberté d'expression et les droits fondamentaux seront respectés.

"Nous avons pris des armes à Kadhafi et nous les avons utilisées contre lui pour gagner notre liberté. Maintenant, nous voulons la démocratie", déclare à Tripoli Ali Dib, un ingénieur de 55 ans.

"Nous commençons déjà à sentir la démocratie et personne ne devrait avoir peur de nos fusils. Nous savons comment les contrôler. Mais nous ne tolérerons plus de dictateur ou un parti politique unique. Ces jours-là sont révolus avec (la mort de) Kadhafi", tué le 20 octobre à l'issue d'une insurrection populaire déclenchée en février.

"Nous avons besoin d'infrastructures, de nouveaux emplois, d'une bonne éducation pour nos garçons et filles. Nous avons à construire une nouvelle Libye et pour cela nous avons besoin de notre argent", ajoute M. Dib en faisant allusion aux fonds libyens gelés à l'étranger, dans le cadre de sanctions imposées à l'ancien régime.

Comme sous Mouammar Kadhafi, aucune célébration publique n'est prévue pour la nouvelle année dans cette société conservatrice. La plupart des Tripolitains ont préféré se terrer chez eux, alors qu'une vague de froid inhabituelle frappe depuis plusieurs jours le pays et s'accompagne de coupures d'électricité de plusieurs heures par jour.

Dans l'Egypte voisine, où un Conseil militaire a pris le pouvoir après la chute de Hosni Moubarak en février, les habitants sont aussi dans l'attente, alors que les islamistes émergent comme une puissante force politique.

"Il y a encore beaucoup de travail à faire pour atteindre le système démocratique", déclare au Caire Omar Salem, un consultant en technologie de l'information de 32 ans.

"Les élections législatives ont été le point de départ, mais avec les militaires encore au pouvoir, nous ne savons pas dans quelle direction le pays se dirige", ajoute-t-il.

"J'espère que nous aurons un vrai Parlement, une véritable police et des juges honnêtes afin que nous puissions commencer à construire le pays", souligne de son côté Amr Saïd, employé dans une société de sécurité.

"Je ne suis pas inquiet de la présence des islamistes au Parlement. Ils y arrivent par le biais véritables élections. S'ils font un bon travail, gardons-les. S'ils ne le font pas, les gens n'auront désormais plus peur d'appeler au changement".

La Tunisie, berceau du Printemps arabe, a été aussi le premier pays à bénéficier des fruits de sa révolution, avec des élections qui ont porté les islamistes au pouvoir.

"Je sens dans mon fort intérieur que la révolution m'a rendu mon pays et mon peuple. Avant, j'avais la sensation que la Tunisie appartenait au dictateur Ben Ali et sa famille", se réjouit Kaies Jebali, technicien dans une entreprise étrangère installée dans la banlieue de Tunis.

Selon Zakia Ammar, 29 ans, professeur de philosophie dans un lycée de la capitale, la révolution a libéré la parole de ses élèves: ils "n'ont pas peur d'aborder des sujets tabous comme la religion et la politique en classe. Ils poussent les lignes rouges à leurs limites et cela promet beaucoup pour leur créativité dans l'avenir".

Elle se dit "optimiste, même si, ajoute-t-elle, je ne suis pas certaine que mes petites libertés de femme, comme la liberté de travailler et de s'habiller, vont être préservées avec un parti islamiste au pouvoir".

Au Yémen, le militant et écrivain Chafie al-Abd estime que "2011 a été une année exceptionnelle qui a vu les jeunes briser le mur du silence qui avait été érigé par leurs parents. Ils se sont appropriés la liberté". "J'espère que 2012 permettra de garder ce même élan", conclut-il.

Publié le: 31/12/2011 à 18:41:41 GMT Source : AFP
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