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| Après les manifestations, les négociations s'ouvrent à la SNCF et la RATP |
| PARIS (AFP) - La journée de mercredi marque un tournant dans la mobilisation contre les régimes spéciaux de retraite, avec l'ouverture de négociations à la SNCF et la RATP, au 8ème jour de la grève et au lendemain de manifestations de rue massives, dominées par les fonctionnaires. |
L'entrée en scène des fonctionnaires en grève pour leur pouvoir d'achat et contre la suppression de postes a fait monter d'un cran l'agitation sociale et la journée de mardi a été le point d'orgue d'une semaine de grèves dans les transports.
Les manifestations mêlant fonctionnaires, cheminots, agents d'EDF-GDF, étudiants, eux aussi toujours mobilisés contre l'autonomie des universités, ont rassemblé de 350.000 (selon la police) à 700.000 personnes (selon les organisateurs) en France. Enseignants en tête, les fonctionnaires ont été plus de 30% à faire grève, un record depuis 2005.
Mercredi, place aux négociations. Des tables-rondes tripartites (Etat-syndicats-direction) se dérouleront aux sièges de la SNCF et de la RATP. Les syndicats ont tous répondu présent, sauf Sud-RATP qui boycottera les négociations.des représentants de l'Etat seront présents.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand, estimant que "les conditions sont réunies pour sortir par le haut du conflit", en a confirmé la présence mardi sans plus exiger, comme l'avait fait le Premier ministre François Fillon, la reprise du travail.
Le mouvement de grève, il est vrai, continue à s'essouffler, avec 27% de grévistes mardi à la SNCF, contre 61% aux heures les plus chaudes du mouvement, et 18% à la RATP, contre 44%.
Le trafic s'améliorera encore légèrement mercredi à la S NCF, avec 400 TGV sur 700, 88 Corail sur 300, des fréquences de Transiliens "meilleures" en Ile-de-France, 50% des TER. Mais les franciliens feront face aux mêmes perturbations à la RATP que mardi, avec des RER A et B "très perturbés", et une rame sur quatre sur la quasi-totalité des lignes de métro.
Alors que les mots d'ordre de grève dans les transports ne sont pas levés, Nicolas Sarkozy est intervenu mardi en affirmant qu'il fallait "savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion", en évoquant les "millions de Français" "exaspérés d'avoir le sentiment justifié d'être pris en otages".
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| Publié le: 21/11/2007 à 06:22:33 GMT |
Source : AFP |
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