Maroc

Portail Maroc

2008, année noire pour les banques françaises - Dossiers News, Informations, Maroc, Monde, Politique, Economie, Finances, Proche Orient, Sport
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Dossiers » Rétrospective économie 2008 Dossiers » Rétrospective économie 2008
2008, année noire pour les banques françaises
Jérôme Kerviel le 18 mars 2008 à Paris (© AFP/Archives - Stephane de Sakutin)
Cliquer pour agrandir
PARIS (AFP) - De l'affaire Kerviel à la fraude Madoff en passant par les mécomptes du "subprime", 2008 a été une "annus horribilis" pour les banques françaises, loin des profits mirifiques des années précédentes.
Tout au long de l'année, les autorités ont répété que les banques françaises étaient "solides". Il est vrai qu'aucune n'a fait faillite et qu'à l'exception de Natixis, elles sont toutes restées bénéficiaires.

Pourtant, le nuage des "subprime" ne s'est pas arrêté aux frontières de l'Hexagone, mais a bel et bien traversé l'Atlantique.

En effet, dans l'espoir de gagner toujours plus, les banques françaises ont investi dans des titres financiers gagés sur des crédits accordés à des ménages américains insolvables, mais réputés sûrs.

Dès lors, le risque qu'elles s'efforcent de minimiser en ne prêtant qu'à des emprunteurs solides, est revenu, comme un boomerang, plomber leur banque d'investissement. Après avoir gonflé leurs résultats pendant des années, cette activité leur a fait perdre une vingtaine de milliards d'euros.

2008 avait de toutes façons mal commencé, avec la révélation fin janvier par la Société Générale d'une perte de 4,9 milliards d'euros, imputée à la fraude d'un de ses traders, Jérôme Kerviel. Mis en examen pour abus de confiance, il accuse la banque d'avoir fermé les yeux tant qu'il lui rapportait de l'argent.

Pour la SocGen, cette affaire est un "mal pour un bien" dans la mesure où elle l'a forcée à prendre très tôt le taureau par les cornes.

Face à l'ampleur de leurs pertes, Crédit Agricole et Natixis seront bientôt contraintes de l'imiter, allant même plus loin dans la réduction de leurs activités risquées. Il faudra attendre la fin d'année pour que BNP Paribas, qui faisait figure d'heureuse exception, s'y résolve à son tour.

A l'été, le pire de la crise semble passé: en réalité, il est à venir.

Après la faillite de Lehman Brothers, les banques, tétanisées, refusent de se prêter les unes aux autres tandis que les grands investisseurs ne se fient plus qu'aux bons du Trésor. Victimes de cette paralysie, Fortis et Dexia, la banque des collectivités locales, doivent être secourues par les Etats.

"On ne sait pas combien de temps on va tenir ainsi", confie début octobre le dirigeant d'une grande banque française.

Certes, les banques françaises peuvent compter sur leurs dépôts pour se refinancer temporairement, à condition que leurs clients ne retirent pas leur argent dans un accès de panique qui les conduirait droit à la faillite.

Pour éviter le pire, le président Sarkozy assure que l'Etat garantira les dépôts jusqu'au dernier euro et leur prêtera les fonds qu'elles ne trouvent pas sur le marché, à hauteur de 360 milliards d'euros.

Les Bourses sont momentanément euphoriques, et un trader de la Caisse d'Epargne, qui avait parié sur leur reprise durable, fait perdre 750 millions à l'Ecureuil. L'affaire fait grand bruit mais c'est un financier américain réputé, répondant au nom de Bernard Madoff, qui se charge du coup de grâce, en avouant début décembre être l'auteur d'une gigantesque escroquerie qui pourrait coûter aux banques et investisseurs français 1,5 milliard d'euros.

Si les banques ont frôlé la catastrophe en 2008, 2009 ne leur dit rien de bon. La crise économique va se traduire par une hausse des impayés, qui va les conduire à se montrer encore plus sélectives à l'égard des demandes de crédit. Cette prudence leur vaudra d'être accusées d'aggraver la crise et elles s'en défendront en disant qu'il serait malvenu de faire des prêts "subprime" en France...

Publié le: 28/12/2008 à 16:33:00 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» La crue du chômage, qui a repris en 2008, devrait...

» L'Europe attend Obama pour remettre de l'ordre sur la...

» Croissance: sursis pour la France en 2008 mais la...

» Bâtiment et immobilier: de l'euphorie à la crise

» Dans le fossé, l'automobile mondiale attend la dépanneuse

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz