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Dossiers » Sommet de l'Otan à Bucarest Dossiers » Sommet de l'Otan à Bucarest
En 1966, la France se retire du commandement intégré de l'Otan
Le président de Gaulle s'exprime lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 21 février 1966 (© AFP/Archives)
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PARIS (AFP) - Le 7 mars 1966, le président de Gaulle informe son homologue américain Lyndon Johnson que la France a décidé de se retirer du commandement intégré de l'Otan et demande, en conséquence, le départ des forces américaines et canadiennes installées sur son sol.
Cette décision s'inscrit dans la logique de la réforme de l'Organisation atlantique préconisée dès 1959 par un général de Gaulle hostile à "la politique des blocs" et héraut de l'indépendance nationale. Mais elle ne remet pas en cause l'appartenance de la France à l'Alliance.

En 1966, l'Otan comptait 15 membres - contre 28 actuellement - dont la République fédérale d'Allemagne. La France en était un des piliers. Etabli à Paris depuis 1952, le siège de l'Otan déménage à Bruxelles.

Après la création de l'Otan en 1949, les soldats américains et leurs familles s'étaient installés en France. Ils sont 29.000 en 1966 - 80.000 personnes en comptant les familles - à La Rochelle (Charente-Maritime) Chatellerault (Vienne), Orléans (Loiret) et Chaumont (Haute-Marne).

Leur départ, étalé sur moins d'un an, met au chômage 30.000 Français, dont 17.000 travaillant dans les bases otaniennes. Les soldats américains et canadiens sont redéployés en Belgique et en Allemagne.

Les forces aériennes de l'Otan en Europe avaient leur siège à Wiesbaden, en Allemagne, mais aussi six escadres en France, sous la responsabilité du Canada.

Dans sa conférence de presse du 28 octobre 1966, de Gaulle devait préciser que les forces françaises resteraient quant à elles en Allemagne, mais irritait ses alliés occidentaux en indiquant que la France se réservait de juger si ses troupes seraient engagées en cas de conflit.

Il faut attendre 1995 pour assister à une évolution de l'attitude française à l'égard de l'Otan. Le ministre de la Défense François Léotard participe alors pour la première fois aux réunions de ses homologues alliés, avec le chef d'état-major des Armées.

Nouvelle évolution en août 2004, quand le général français Jean-Louis Py prend la tête des opérations de l'Otan en Afghanistan.

Le président Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Bucarest que la France pourrait réintégrer le commandement militaire intégré de l'Alliance au prochain sommet de l'Otan en 2009 à Strasbourg-Kehl, si des progrès étaient accomplis sur l'Europe de la défense.

Publié le: 03/04/2008 à 18:36:16 GMT Source : AFP
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