| Volley-ball: Brésil, Italie, Russie, USA: la même affiche qu'à Athènes, il y a 4 ans |
| PEKIN (AFP) - Les demi-finales du tournoi olympique de volley-ball masculin opposeront vendredi le Brésil à l'Italie et la Russie aux Etats-Unis, des chocs qui étaient les affiches de la finale et du match pour la troisième place il y a quatre ans à Athènes. |
S'il y avait parmi les 15.000 spectateurs du Capital Gymnasium des audacieux pour croire que la Chine avait une chance d'inquiéter les champions en titre en quarts, les Brésiliens se sont chargés de les décevoir en trois petits sets (25-17, 25-15, 25-16) et moins d'1h 15 min de jeu.
La star Giba, qui joue malgré une tendinite à l'épaule, et fort bien (12 points, 5 défenses, 2/3 de réceptions parfaites), a passé presque autant de temps à se faire prendre en photo avec de jeunes admiratrices... et avec les joueurs chinois.
En finale en 2004, la "seleçao" avait nettement dominé l'Italie (3-1). Elle sera cette fois-ci encore plus largement favorite. C'est même une petite surprise de voir l'ancienne superpuissance du volley mondial, atteindre pour la quatrième fois d'affilée le dernier carré avec son équipe vieillissante.
En l'absence d'Alessandro Fei, blessé à une cheville, c'est un des plus récents entrants, Mauro Gavotto, 29 ans tout de même, qui a tenu la barraque à la pointe de l'attaque (20 points).
Mais que ce fut dur ! Face à la Pologne, les Italiens se sont fait remonter de 2 sets à 0 à 2-2 avant de conclure in extremis 17-15 au tie-break. On voit mal comment la "squadra", trois fois championne du monde dans les années 90 mais jamais médaillée d'or olympique, pourrait combler cette lacune à Pékin.
Les deux grands chocs qui s'annoncent sont plutôt la demi-finale entre la Russie et les Etats-Unis et la finale, en principe contre le Brésil.
De façon assez surprenante pour une génération de trentenaires jamais montée sur un podium majeur, les Américains font figure d'épouvantail depuis leur victoire sur le Brésil en demi-finale de la Ligue mondiale puis sur la Serbie en finale en juillet, impression renforcée par leurs cinq succès en poule.
Avec leur passeur vétéran Lloy Ball (36 ans) à la baguette, ils ont confirmé en venant à bout difficilement (3-2) de la Serbie, mais ne seront pas forcément favoris contre des Russes qu'ils connaissent fort bien puisque cinq d'entre eux les fréquentent dans leur riche championnat.
Car la Russie aussi fait peur depuis sa victoire sur le Brésil en poule. Sevrée de titre important depuis la fin de l'Union soviétique, elle semble armée pour y remédier grâce à un intéressant mélange d'anciens et de jeunes, comme l'efficace attaquant Maxim Mikhaylov. La Bulgarie ne lui a pas posé trop de problèmes (3-1).
|
| Publié le: 20/08/2008 à 18:22:46 GMT |
Source : AFP |
|
|