| JO: victoire des Françaises en hand, désillusions pour Jossinet en judo et les sabreuses |
| PEKIN (AFP) - Les handballeuses françaises ont débuté victorieusement le tournoi olympique en battant largement l'Angola 32 à 21 samedi à Pékin, effaçant du même coup un très mauvais souvenir qui datait du dernier Championnat du monde en décembre.Evènement |
A domicile, elles s'étaient laissé surprendre par les championnes d'Afrique dans un match de poule. Au bout du compte, ce faux-pas leur avait probablement coûté la place sur le podium qu'elles espèrent bien ne pas manquer cette fois-ci.
Ce précédent fâcheux trottait-il encore dans leurs têtes, ou bien les "Bleues" n'étaient-elles pas tout à fait réveillées pour ce match programmé à 09h00 du matin, en tout cas la première mi-temps, terminée avec un but de retard (13-14), a été laborieuse face à des Africaines très vives en attaque.
"Je ne pense pas que ce soit le problème du match à neuf heures. C'est plus le spectre de la défaite à Metz. Il y a eu un peu de peur de perdre. Quand elle est partie, on a vu une équipe de France plus entreprenante", a commenté l'entraîneur Olivier Krumbholz.
Il a fallu attendre le milieu de la seconde période, le temps que "le feu que les Angolaises ont dans les jambes", comme dit Sophie Herbrecht, meilleure buteuse de la rencontre (8 buts), soit étouffé par une défense hermétique, pour assister à l'échappée finale.
Les Françaises ont réussi une série de cinq buts (de 17-18 à 22-18) dont les Angolaises ne se sont jamais remises. Libérées, elles ont pu dérouler leur jeu habituel défense/contre pour inscrire un très grand nombre de buts seules face à la gardienne.
"On a bien travaillé physiquement en préparation et elles ont vite baissé les bras. On en a profité pour remonter tous les ballons", a expliqué Sophie Herbrecht.
Au final, c'est le soulagement qui dominait chez les Françaises et le sentiment d'avoir été à la hauteur d'un rendez-vous où elles avaient bien plus à perdre qu'à gagner.
La joie des Tricolores a été ternie par la blessure de Camille Ayglon. La Nîmoise a reçu de plein fouet dans le nez la main d'une joueuse angolaise sur une tentative de tir en première période. Evacuée sur une civière, elle ne souffrait pas a priori d'une fracture.
Les Françaises joueront leur deuxième match lundi, toujours à 09h00 du matin, contre le Kazakhstan. Un nouveau succès contre cet adversaire largement à leur portée leur ouvrirait en grand les portes des quarts de finale.
En judo, Frédérique Jossinet a été battue dès son entrée en lice dans la catégorie des moins de 48 kg ar la Kazakhe Kelbet Nurgazina samedi.
La Française, vice-championne olympique, a subi un mouvement de bras après 26 secondes de combat.
Pour obtenir une place en repêchage et tenter d'aller décrocher encore le bronze, Jossinet doit espérer que son adversaire se qualifie pour les demi-finales.
Désillusion également en escrime, l'équipe de France féminine de sabre a connu une véritable déroute avec ses trois représentantes, dont la leader Anne-Lise Touya, éliminées dès leur entrée en lice.
Double championne du monde en 2001 et 2005, Touya s'est inclinée en 16e de finale face à la Hongroise Orsolya Nagy.
Comme lors des jeux Olympiques d'Athènes en 2004, la sabreuse n'a disputé qu'un seul combat et n'a jamais paru en position d'inquiéter son adversaire, classée au 19e rang mondial.
"Je n'ai pas vraiment de reproches à me faire. C'est un manque de réussite", a insisté la Tarbaise de 26 ans qui a tout remporté dans sa carrière (quatre titres mondiaux en solo et par équipes, trois sacres continentaux en solo et par équipes), sauf une médaille olympique.
Touya n'a pas été la seule tireuse français à mordre la poussière d'entrée.
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| Publié le: 09/08/2008 à 05:27:46 GMT |
Source : AFP |
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